
Anié, 27 fév. (ATOP) – Une session de sensibilisation sur les dangers de la traite et du trafic des enfants en milieu rural a été organisée, le mercredi 25 février à Anié, à l’endroit des leaders d’opinion et des forces vives de la localité.
Cette rencontre, initiée par la cellule CEDEAO-UEMOA, s’inscrit dans le cadre de l’exécution de son Programme de travail et budget annuel (PTBA) 2026. Elle vise à prémunir les populations, particulièrement les femmes et les jeunes, contre les effets dévastateurs de ce fléau.
Au cours de la séance, l’assistance a bénéficié de deux communications. La première a concerné la présentation de la Commission nationale de lutte contre la traite des personnes (CNLTP), la traite et trafic illicite des migrants. Elle a été présentée par Dr Kondoh Kandalé, président de ladite commission et directeur général de la protection de l’Enfance. La seconde intervention, animée par le magistrat Toitre Labékoua, 1er vice-président de la commission, a permis d’approfondir les missions de la CNLTP. L’accent a été mis sur le cadre juridique togolais, les stratégies de prévention, ainsi que les procédures d’identification et d’assistance aux victimes.
Le secrétaire général de la préfecture de l’Anié, Palé Simbayé a relevé que cette sensibilisation vise à renforcer les capacités contre ce fléau qui affecte les enfants et la société. Il a indiqué que les enfants surtout en milieu rural sont victimes de traites internes et transfrontalières. M. Palé a exprimé sa gratitude au Président du Conseil, Faure Gnassingbé et son gouvernement et l’ensemble des acteurs impliqués dans cette action. « La traite des enfants est un déni de leurs droits, une négation de leurs libertés et de leurs dignités en temps qu’être humain. Nous devons agir ensemble pour mettre fin à ces pratiques inacceptables », a-t-il conclu.
Le représentant du secrétaire permanent de la cellule CEDEAO-UEMOA, M. Lagnié Babimlé Kpadja a fait savoir que la traite des enfants commence souvent par une fausse promesse, pourtant la réalité est bien plus sombre. Il a souligné que derrière les mots « opportunités » ou « placement » se cachent parfois les pires formes d’exploitation, entre autres, les travaux forcés dans les champs, les mines ou pire l’exploitation sexuelle. Selon M. Lagnié, le rôle de chaque acteur est crucial notamment dénoncer les recruteurs suspects. Il a signifié que c’est la mobilisation des forces vives qui assurera la pérennité des communautés et préservera l’avenir de la jeunesse des effets néfastes de la traite. « La pauvreté ne doit pas être une excuse pour livrer les enfants à des criminels » a-t-il martelé.
ATOP/KV/KKT/SED






