
Lomé, 1er avr. (ATOP) – La 1ère session ordinaire de l’année 2025 de l’Assemblée nationale s’est ouverte le mardi 1er avril au siège de l’hémicycle à Lomé.
« Cet événement constitue une étape clé dans le déroulement des travaux de l’Assemblée nationale, incarnant à la fois continuité, solidité et stabilité de notre système démocratique», a indiqué le président de l’institution, Sevon-Tépé Kodjo Adédzé.
L’ouverture de cette session est intervenue conformément aux dispositions de l’article 12, alinéa premier de la Constitution du 6 mai 2024 qui a réservé le 1er mardi du mois d’avril pour cet événement. Elle s’est faite en présence de la présidente du Parlement de la CEDEAO, Mme Hadja Mémounatou Ibrahima et du premier vice-président du Parlement du Ghana, Bernard Ahiafor. D’autres personnalités ont honoré de leur présence notamment les présidents des institutions de la République, des membres du gouvernement, des représentants du corps diplomatique, le doyen d’âge du Sénat Koudjolou Dogo et des sénateurs.
Au cours de cette première session ordinaire, les députés examineront le projet non adopté lors de la session extraordinaire clôturée la 28 mars dernier et d’autres textes essentiels à la nation. Ils vont étudier les lois organiques indispensables à l’application intégrale du nouveau régime, et élire les membres des nouvelles institutions de la République et des autorités administratives indépendantes, au titre de l’Assemblée nationale.

Les élus du peuple vont, durant cette session, intensifier les échanges interparlementaires et assurer la promotion d’une convergence des cadres législatifs, particulièrement face aux défis mondiaux qui nécessitent des actions concertées et concrètes. Ils représenteront le Togo à quatre grandes rencontres interparlementaires à Brazzaville (République du Congo), à Rabbat (Maroc), à Jakarta (Indonésie) et à Genève (Suisse).
Le président Adédzé a indiqué qu’ « en ce moment charnière de notre destin commun, il nous appartient de faire preuve de détermination et d’unité pour tracer ensemble les contours d’un avenir à la hauteur des aspirations de notre peuple». Il a convié les membres de la chambre basse à des débats empreints de respect et d’une volonté commune de servir l’intérêt général.
M. Ahiafor a dit que les liens diplomatiques entre le Ghana et le Togo ont été approfondis à travers des engagements, des réunions bilatérales et des visites parlementaires. Il a réaffirmé la volonté du parlement du Ghana de travailler avec celui du Togo pour renforcer la démocratie, la paix et accélérer le développement en Afrique.
«Notre organisation commune a besoin de l’unité de tous ses membres et de leur cohésion. Unie, la CEDEAO est plus forte et plus résiliente», a souligné la présidente du parlement de la CEDEAO. L’unité renforcée de tous ses membres, poursuit Mme Ibrahima, constitue la réponse idéale aux fléaux qui secouent la sous-région. Elle a lancé une fois encore, un appel aux États frères du Burkina Faso, du Mali et du Niger à se remémorer la vision partagée des pères fondateurs et à envisager leur retour au sein de notre organisation commune.
Lors de la session extraordinaire (janvier à mars 2025), sept projets de loi adoptés sur les 8 ont été adoptés. Une résolution portant règlement financier de l’Assemblée nationale a été également votée.
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