
Lomé, 24 nov. (ATOP) – Les députés ont démarré, le lundi 24 novembre au siège de l’Assemblée nationale (AN), l’étude en commission du projet de loi de finances, exercice 2026.
Ce projet de loi, remis par le gouvernement, prend en compte trois éléments essentiel. Il s’agit de la prise en compte de la nécessité de mobiliser les ressources internes ; la rationalisation des dépenses de fonctionnement et l’achèvement des projets contenus dans la feuille de route gouvernementale 2020-2025. La loi de finances gestion 2026 consacre plus de 48% des dépenses de l’Etat aux secteurs sociaux. Les secteurs prioritaires pris en compte sont entre autres, l’éducation, la santé, l’agriculture, l’emploi des jeunes, les infrastructures et la sécurité.
Trois textes fondamentaux sous-tendent les travaux en commission de cette loi
Le président de l’AN, Prof. Komi Selom Klassou a rappelé que les travaux en commission vont se dérouler conformément aux dispositions pertinentes de trois textes fondamentaux. « Il s’agit d’abord et avant tout de l’article 30 de la Constitution du 06 mai 2024, ensuite de la loi organique n°2014-013 du 27 juin 2014 relative aux lois de finances et enfin du chapitre 3 du Titre III de la Résolution n°2024-001 portant Règlement intérieur de l’Assemblée nationale adopté ici même le 14 juin 2024. Toutes les prérogatives ainsi que les exigences liées à la procédure budgétaire, imparties au Parlement, y sont définies. La nécessité d’adapter notre système de gouvernance aux réalités socioéconomiques actuelles, n’a pas laissé le choix à notre pays de replacer le Parlement au cœur de la vie politique. Cette nouvelle configuration impose à notre Assemblée, en tant que première chambre saisie, une attention rigoureuse et un examen minutieux, avant la transmission du texte au Sénat et ce, dans la perspective de son adoption définitive in fine par l’Assemblée nationale », a-t-il expliqué.
Prof. Klassou a émis le vœu que les débats se fassent dans un esprit d’écoute attentive, de rigueur, de pragmatisme et de responsabilité. « Faisons de ce premier débat budgétaire sous le régime parlementaire, l’acte fondateur d’un Togo plus fort et plus prospère », a souhaité le président de l’AN.
Le ministre des Finances et du budget, Essowè Barcola a salué le président de l’AN pour la convocation de cette première réunion après l’envoi du projet de budget par le gouvernement. « Cette première réunion témoigne de votre volonté de donner des outils stratégiques au gouvernement pour mener à bien sa politique », a-t-il dit.
Le président de la commission des finances et du développement économique à l’AN, Djossou Sémodji a rappelé que le budget adopté en conseil des ministres est en croissance de 14 %. Il a rassuré qu’un travail minutieux sera fait.
Ce projet après étude sera transmis au Sénat pour étude et renvoyé à l’AN pour adoption finale.
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