
Afagnan, 4 juin (ATOP) – Quarante-deux (42) autorités traditionnelles, regroupant les chefs cantons et de villages de la préfecture de Bas-mono, ont renforcé leurs capacités sur l’adaptation au changement climatique basée sur l’approche « EBA » pour soutenir la restauration des forêts, le mardi 3 juin à Afagnan.
La manifestation a été organisée par la direction générale de l’Office de développement et de l’exploitation des forêts (ODEF) dans le cadre de la mise en œuvre du projet de Renforcement de la résilience au changement climatique des communautés côtières du Togo (R4C-Togo). Elle a été financée par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) à travers l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). L’objectif de ces assises est d’amener les participants à comprendre l’approche « EBA » afin de faciliter la restauration des forêts et sites sacrés pour mieux s’adapter aux effets négatifs du changement climatique.
La rencontre a permis de renforcer les connaissances de ces acteurs sur les risques et impacts du changement climatique, l’identification et la hiérarchisation de ces impacts ainsi que l’option d’adaptation. Il est aussi question de définir les rôles et responsabilités des chefs traditionnels dans l’approche « EBA » pour la conservation des us et coutumes, de la biodiversité et la sécurité foncière.
Plusieurs modules ont été développés pour permettre aux participants de mieux cerner la thématique. Il s’agit du cadrage conceptuel du changement climatique, la méthodologie d’intégration de l’adaptation au changement climatique dans les documents de planification et l’approche fondée sur les écosystèmes « EBA ». Les participants ont suivi des communications sur les phases préparatoires ou d’incubation, de diagnostic et de réflexion stratégique. Ils ont également été outillés sur les méthodes de planification, de mise en œuvre et de suivi des résultats.
Cette activité a été couplée de la mise en terre de 600 plants sur une superficie de 0,5 ha sur les sites des bureaux de la préfecture pour participer à la politique forestière du gouvernement. Cette politique vise à porter à 25% le taux de couverture végétale et à planter un milliard d’arbres d’ici 2030.
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