Afagnan, 26 oct. (ATOP) – Un atelier de sensibilisation et de formation des « cellules communautaires Etat-civil » sur le droit à l’identité et responsabilité des enfants et le rôle des leaders communautaires en la matière s’est tenu les 22 et 23 octobre à Avoutokpa, à une dizaine de km au sud d’Afagnan.
Cette rencontre est à l’actif de l’Association pour la Promotion et la Protection de l’Enfant et de la Jeune Fille au Togo / Mokpokpo (A2PEJF-Togo/ Mokpokpo) avec le soutien financier et technique du Bureau International Catholique pour l’Enfance (BICE).
Elle se situe dans le cadre de la mise en œuvre de la phase 2 de son projet « Appui à la mobilisation communautaire pour l’enregistrement des naissances dans 10 communautés de la région sud-est Maritime du Togo ».
Cette formation avait pour objectif d’amener les cellules communautaires composés des leaders communautaires, des chefs traditionnels et des professionnels de médias à connaître le cadre légal de protection de l’enfance (CDE, CADBE, code de l’enfant Togolais) et celui lié à l’état-civil au Togo.
Les participants ont été instruits sur la notion du droit des enfants, et sur les sanctions prévues pour ceux qui font usage de faux. Ils ont été également renseignés sur la typologie des faits à l’état-civil au Togo et sur l’état des lieux du non enregistrement des naissances. Les participants ont été été dotés d’un plan pour l’enregistrement des naissances en vue de bien accomplir leur mission.
Par ailleurs l’assistance a été sensibilisée sur le respect des mesures barrières édictées par le gouvernement pour stopper la pandémie de coronavirus (COVID-19).
Le directeur exécutif de l’association A2PEJF-Togo/ Mokpokpo, Afansi Mawouto a signifié que 500 enfants vulnérables de 10 communautés des préfectures des Lacs, du Bas-Mono et de Vo vont bénéficier de ce projet. Selon lui, ce projet consiste à mobiliser les leaders communautaires pour la sensibilisation sur l’enregistrement systématique des enfants à la naissance. Il permettra également de délivrer des jugements supplétifs tenant lieu d’acte de naissance aux enfants de 1 à 17 ans. Il a remercié les partenaires financiers pour leur appui et invité la population à aider les chargés de l’identification des enfants non détenteur d’acte de naissance des communautés respectives à pouvoir les répertorier afin qu’ils puissent bénéficier de ce projet et accéder ainsi à leur droit à l’identité.
Le maire de Bas-Mono 2, Eklou Atsou a exprimé sa reconnaissance aux responsables d’A2PEJF-Togo pour leurs multiples efforts et actions en faveur des enfants. Il a invité les bonnes volontés à accompagner l’association pour la réussite dudit projet au bénéfice des enfants. ATOP/DK/BV






