
Afagnan, 28 mars (ATOP) – Les enseignantes de l’Inspection des enseignements préscolaire et primaire (IEPP) de Bas-Mono, ont célébré en différé, le jeudi 26 mars à Afagnan, la journée internationale des droits de la femme autour du thème « L’éducation de qualité de la jeune fille, plus qu’un droit, une exigence ».
Cette célébration est organisée par la coordination des femmes enseignantes de l’IEPP Bas-Mono. Elle a mobilisé des enseignantes et enseignants des différents établissements, des directeurs d’école, des autorités locales, des parents et des élèves.
L’objectif est de réfléchir sur les défis liés à l’éducation et le maintien des jeunes filles dans le système éducatif. À travers cette manifestation, les éducatrices de Bas-Mono ont réaffirmé leur engagement en faveur de la promotion de la scolarisation de qualité de la jeune fille.
La célébration a été marquée par une caravane des enseignantes, des échanges, de partage d’expériences et de message de mobilisation et de soutien à l’éducation de la fille. Il y a eu également la prestation des élèves.
Les échanges ont permis de relever les obstacles qui freinent l’éducation des filles dans certaines communautés. Il s’agit, entre autres, des grossesses précoces et non désirées, les pesanteurs socio culturelles, les abandons volontaires, les difficultés financières, la démotivation, et le mariage précoce. Les participantes ont insisté sur une implication collective pour éradiquer ces obstacles. Elles ont invité leurs collègues à incarner de véritables modèles pour les jeunes filles et à sensibiliser davantage les filles et les parents sur l’importance de l’éducation de la jeune fille dans les communautés, au sein de leur famille et dans le pays.
Pour la coordinatrice des femmes enseignantes de Bas-Mono, Akossiwa Ladjro, cette célébration intervient pour faire valoir les droits des femmes. Selon elle, à travers ce thème, l’on met en exergue l’importance de l’éducation de la jeune fille. « Aujourd’hui, nous comprenons bien que quand une fille est scolarisée, elle peut voler de ses propres ailes sans attendre qui que ce soit » a-t-elle indiqué avant de plaider pour l’amélioration de leur condition de travail et de vie.
Le chef de l’IEPP Bas-Mono, Tchétché Egoulou a félicité les femmes enseignantes pour leur initiative. Il les a exhortés à inculquer des valeurs nobles de l’éducation aux filles tout en sensibilisant leurs parents sur la nécessité de scolariser les enfants sans distinction et discrimination. ATOP/DK/AR/KYA






