
Afagnan, 27 fév. (ATOP) – Les leaders communautaires du district sanitaire de Bas-Mono ont été sensibilisés sur la vaccination de masse et au renforcement des dialogues communautaires le lundi 26 février à Afagnan.
La rencontre a été organisée par le ministère de la Santé et de l’hygiène publique dans le cadre du projet relatif aux dialogues communautaires. Elle a mobilisé des chefs cantons, de villages, de quartiers, des responsables de services déconcentrés de l’État, les élus locaux et l’équipes cadres de la région et du district. Le projet a bénéficié du soutien technique et financier de l’USAID et l’UNICEF.
Ce projet fait suite au constat de refus des communautés face aux vaccinations de masse contre les maladies à surveillance épidémiologique. Depuis l’avènement de COVID19, les communautés sont devenues réticentes par rapport aux interventions à la vaccination de masse compte tenu des histoires et rumeurs liés au vaccin de COVID19 qui ont circulé sur les réseaux sociaux.
La rencontre a pour objectif de contribuer au renforcement de l’organisation des dialogues communautaires pour l’engagement des communautés en termes de vaccination. Il s’agit d’amener les communautés à faire confiance au gouvernement et aux agents de santé en matière de vaccination de masse. Il est aussi question pour les organisateurs d’accompagner les communautés à résoudre leurs difficultés et problèmes liés au développement.
La rencontre a permis de sensibiliser les participants sur le bienfondé de dialogues communautaires. Ils ont été instruits sur le concept de dialogues communautaires : sa définition, son organisation, sa planification et facilitation. Ils ont été outillés en techniques d’animation, de conduite et de discussion en groupe. Au total, 54 dialogues communautaires seront mis en œuvre dans certaines localités du district sanitaire de Bas Mono.
Pour le représentant de l’UNICEF, Messan Adadé, le vrai développement de la communauté doit venir des communautés et « aucun développement pour nous, sans nous », a-t- il indiqué. Il a souligné que le dialogue communautaire est une stratégie que les grands parents utilisaient pour régler leurs problèmes. « Nous sommes rendus compte qu’il faut passer par là pour résoudre des problèmes de santé en général, de la santé des femmes et des enfants. COVID19 est venu vraiment annuler les efforts et l’enthousiasme que les communautés avaient en termes de vaccination », a relevé M. Messan.
« Avec les réseaux sociaux, nous n’arrivons plus à gérer les informations et les rumeurs. Il va falloir que nous arrivions avec l’appui des leaders communautaires à organiser ces rencontres de façon régulière pour qu’ensemble, nous puissions prendre des décisions judicieuses en faveur des communautés et dans le cadre de la santé », a indiqué le chef division promotion de la santé, Ahialey Kokou.
Le secrétaire général de la préfecture de Bas Mono, Edoh Komlanvi et le 2ème adjoint au maire de la commune de Bas Mono 1, Dodo Koffi ont assisté à la rencontre. ATOP/DK/GMM






