
Afagnan, 16 juin (ATOP) – Un exercice national de simulation multirisque sur la gestion intégrée des urgences, dénommé « Mia Dzrado 2026 », a été lancé officiellement le mardi 15 juin à Afagnan, dans la préfecture du Bas-Mono.
Prévu du 8 au 18 juin, l’exercice est organisé par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, à travers l’Agence nationale de la protection civile (ANPC). Il bénéficie de l’appui de plusieurs partenaires techniques, financiers et opérationnels engagés dans la gestion des risques et des catastrophes.

Cette opération vise à renforcer les capacités de préparation, de coordination et d’intervention des différents acteurs de la protection civile face aux situations d’urgence, notamment les catastrophes naturelles et les crises humanitaires. L’exercice permettra de tester les plans et procédures de gestion des urgences ainsi que le fonctionnement du Centre national des opérations d’urgence. Il entend également renforcer le rôle des autorités locales dans la gestion des situations d’urgence et accroître la résilience des communautés à travers la promotion de comportements adaptés face aux risques de catastrophes.
Il s’agit aussi de consolider la synergie d’action entre les différents intervenants, évaluer l’efficacité des mécanismes de réponse existants et identifier les améliorations nécessaires au dispositif national de gestion des catastrophes. A travers « Mia Dzrado », le gouvernement réaffirme sa volonté de promouvoir une culture de prévention et de résilience au sein des communautés exposées aux risques, tout en renforçant la collaboration entre les différents acteurs de la chaîne de protection civile.
Les services de secours, les forces de sécurité, les autorités administratives et locales ainsi que les organisations partenaires seront mobilisés autour de plusieurs scénarios de crise. Les simulations porteront notamment sur les inondations, les déplacements de populations, les perturbations des infrastructures socio-collectives de base, le chavirement de pirogues, les épidémies de choléra, les accidents de circulation, les déversements de produits chimiques, les incidents impliquant des sources radioactives ainsi que les incendies.

Le préfet du Bas-Mono, Sogbo Kokou Amétépé, a invité les populations des localités concernées à participer activement aux activités prévues. « La protection civile est l’affaire de tous. Ensemble, nous devons développer une véritable culture de prévention et de gestion des risques afin de protéger les vies humaines, les biens et l’environnement », a-t-il déclaré.
Le secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, le commissaire divisionnaire Kadja Hodabalo-Pitemnèwé, a assisté à la simulation.
L’opération est couplée de consultations médicales et d’interventions chirurgicales gratuites et de la délivrance de cartes nationales d’identité au profit des populations.
ATOP/DK/AO






