
Afangnan, 16 août (ATOP) – Quarante-six (46) leaders communautaires des préfectures de Bas-Mono et des Lacs prennent part à un atelier sur les violences sexuelles faites aux enfants et les prérogatives des chefs traditionnels en matière judiciaire au Togo. L’atelier se tient les 16 et 17 août à Avoutokpa, dans la commune Bas-Mono 2, à une dizaine de Km au sud d’Afagnan,
La formation est organisée par l’Association pour la promotion et la protection de l’enfant et de la jeune fille au Togo (A2PEJF-Togo / Mokpokpo). Elle a mobilisé des conseillers municipaux, des chefs traditionnels, des prêtres vodou, des responsables des services de l’action sociale, des enseignants, des forces de défenses et de sécurité, des responsables des structures d’accueil, des comités de développement à la base et autres personnalités.
La rencontre s’intègre dans le cadre du projet de renforcement des mécanismes communautaires de prévention et de prise en charge adéquate des enfants victimes de violence à caractère sexuelle dans la région sud-est Maritime du Togo. Elle bénéficie du soutien technique et financier du Bureau international catholique de l’enfance (BICE).
L’objectif est de renforcer les capacités locales pour prévenir, détecter, intervenir, et soutenir efficacement des enfants victimes des violences sexuelles afin de créer un environnement sécuritaire et protecteur pour tous les enfants. La rencontre vise à sensibiliser les acteurs communaux sur l’ampleur et les conséquences des violences sexuelles faites aux enfants, à les doter des outils nécessaires pour protéger les enfants de manière proactive et réactive contre les violences sexuelles puis à promouvoir une collaboration entre les différents acteurs impliqués dans la protection des enfants. Il s’agit aussi de doter les chefs traditionnels des mécanismes dans l’appui de la gestion des affaires judiciaires, spécifiquement pénales graves de viol commis sur le mineur.
Les participants vont suivre des présentations sur les prérogatives des chefs traditionnels en matières judiciaires, les violences sexuelles faites aux enfants, leurs causes, leurs conséquences à court, à moyen et à long terme et les défis à relever face aux violences faites aux enfants.
Le représentant de la directrice régionale de l’action sociale Maritime, M. Dogbla Togbévi, directeur préfectoral de l’Action sociale Zio, a salué l’engagement et la disponibilité des participants à œuvrer pour la protection des enfants au Togo. « Chaque jour, des enfants sont victimes des actes inacceptables, subissent des traumatismes physiques et psychologiques qui affectent leur développement et leur avenir. « Nous avons l’impérieux devoir de les protéger, de les écouter et de leur offrir un environnement sûr et bienveillant » a-t-il indiqué.
Le directeur exécutif de A2PEJF-Togo/ Mokpokpo, Afansi Mawouto a souligné que les violences sexuelles faites aux enfants constituent un fléau qui déchire les familles, les communautés et la société. Il a invité les leaders communautaires à s’engager dans la lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants. ATOP/DK/GKM






