
Bassar, 10 juil. (ATOP) – L’Agence nationale de formation des collectivités territoriales (ANFCT) a organisé, du 8 au 10 juillet à Bassar, un atelier de formation sur la « Mobilisation des ressources financières » au profit des acteurs communaux des préfectures de Bassar et de Mô.
Cette rencontre a réuni les maires des communes Bassar 2, 3 et Mô 1, les contrôleurs financiers délégués, les receveurs municipaux, les trésoriers et secrétaires régionaux, ainsi que les régisseurs et les agents de recouvrement. L’objectif est de clarifier le cadre juridique et réglementaire lié à la mobilisation des ressources financières. Il s’agit aussi de détailler les procédures opérationnelles de mobilisation des recettes fiscales, non fiscales et des financements extérieurs, tout en renforçant la compréhension des rôles et responsabilités de chaque acteur dans ce processus.

Les participants ont développé leurs compétences à travers trois modules notamment, la collaboration entre le régisseur et son comptable. Les méthodes et procédures de gestion des ressources financières des collectivités territoriales et le fonctionnement d’une régie de recettes associé aux moyens de mobilisation de financements internes et externes, notamment dans le cadre des compétences partagées en matière de santé, ont été également abordés.
Le préfet de Bassar, Lieutenant-Colonel Asiah Hodabalo, a qualifié cette formation d’opportune et d’indispensable, en exhortant les participants à faire preuve d’assiduité pour maîtriser les mécanismes de mobilisation des recettes afin de relever le défi de l’insuffisance financière et de booster le développement de leurs localités.
Le maire de la commune Bassar 1, Mouni Ouyi, a rappelé l’importance de la redevabilité : « Vous êtes les garants de la bonne gestion des deniers publics et la population attend de vous une exemplarité sans faille », a-t-il lancé aux participants, avant de souligner que la maîtrise de ces procédures favorise l’autonomie locale, gage de bien-être pour les populations.
Le formateur, Tomassi Pirénam, a rappelé que les communes étant désormais les moteurs du développement à la base, cette session leur permettra de bâtir une assiette fiscale fiable, de générer davantage de recettes et d’autofinancer à terme leurs projets d’infrastructures, d’éducation, de santé et d’assainissement.
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