
Pagouda, 1er juil. (ATOP) – Le canton de Lama-Dessi dans la Binah a donné, le dimanche 29 juin, le ton de la danse traditionnelle quinquennale appelée « Waah », édition 2025.
Les fils et filles de Lama-Dessi ont vibré au rythme de chants, de cors et de castagnettes lors de la danse « Waah ». Organisée tous les cinq ans dans la préfecture de la Binah, la danse « Waah », dernière étape des rites traditionnels des jeunes initiés communément nommés « Kenn’naa », constitue un véritable symbole d’appartenance culturelle pour les natifs de cette préfecture.
Cette danse s’effectue habituellement dans la première semaine du mois de juillet. Elle marque un temps fort de démonstration d’endurance, de résistance et de force chez ces jeunes initiés. C’est également un moment de retrouvailles entre les générations qui se lèguent les savoir-faire et savoir-être pour faire perpétuer les coutumes ancestrales, gage de la richesse immatérielle du terroir. Cette pratique traditionnelle autorise les jeunes garçons âgés de 25 ans révolus, qui sont initiés, à accéder à la classe des grands ou à fonder un foyer, tout en jouant leur rôle de défense de leurs communautés en cas d’attaques extérieures. Ces initiés passent après cette danse à la classe des adultes, où ils seront désormais associés aux discussions des sages.
« Cette danse qui se déroule habituellement dans le mois de juillet a été ramenée en fin juin pour des raisons qu’on ignore. Cet état de choses risque d’avoir des répercussions sur les pratiques traditionnelles ou même sur les initiés, avec des conséquences fâcheuses à la longue », a expliqué les initiés de l’édition 2000, Bikeli Patchaam et Youritchao Pakanam.
ATOP/SG/TAL/GMM






