Lomé, 8 nov. (ATOP) – Véglo Kossi du club « Gant d’Or » a remporté, le samedi 6 novembre à Lomé, le championnat national de boxe des U17 dans la catégorie des 63kg. Il a dominé en finale Gawou Koffi du club « Kpalogo », sur un score de 39 points contre 37 dans un combat à quatre rounds de trois minutes.
La finale de la catégorie des 63kg a été âprement disputée. Dès l’entame de ce combat, Véglo Kossi qui connaissait son adversaire pour l’avoir affronté dans le passé, ne lui a pas donné le temps de s’organisé en lui assénant des coups. Durant le premier et deuxième round, Gawou Koffi désarçonné par l’enchaînement des coups de Véglo Kossi, n’a fait qu’encaisser.
Galvanisé par son coach, Gawou Koffi s’est débattu en début du troisième round pour renverser la situation, mais son exploit n’a été que de courte durée, d’autant plus que Véglo Kossi avait très tôt repris le dessus en rouant à nouveau des coups à son adversaire essoufflé, mais résistant. Véglo Kossi a maintenu sa suprématie sur Gawou Koffi jusqu’à la fin du troisième round. Malgré la fatigue, Gawou Koffi a sauvé l’honneur en remportant le quatrième round. Score final 39-37 en faveur Véglo.
Dans la catégorie des 62 kg, Tomféya Babou de Black Stone s’impose devant Adja Bébou Jean-Baptiste du club Harlem (39 -.37) Chez les 52 kg, Afatolou Pierre de Tabligbo vient à bout de Akpavi Kodjo de Tchamba (39-37), tandis qu’au niveau des 45kg, Afatolou Julien de Tabligbo bat Eglé Bienvenu d’Akoumakopé (39-36). Du côté des 40 kg, Ahu Komlan du club d’Atakpamé bat Gbéssovi Komlan de Ring Aného (39-35). Chez les 36 kg, Gbédjra Djifa de Gant d’Or s’incline devant Yayra Chérif de Ring Aného (36-40). Dans la catégorie des 30 à 32 kg, Kéouda Daniel du club Kpalogo domine Houngbédji Koffi du même club (39-36). Chez les 30 kg, Kéouda Daniel a dicté sa loi à Kodé Kossi du club de Mango (38-36). Ahu Kofa d’Atakpamé et Afatolou Jacob du club de Tabligbo ont bouclé les combats des garçons avec un match nul (20-20).
Une seule confrontation a marqué le combat des filles dans la catégorie des 25 kg : Yayra Safiatou de Ring Aného a eu raison de son adversaire, Eglé Afi d’Akoumakopé sur un score de 39-37.
Tous les athlètes ayant pris part au championnat ont reçu chacun une attestation de participation tandis que les vainqueurs ont en plus bénéficié chacun d’une enveloppe financière.
Organisé par la Fédération togolaise de boxe (FETOBOXE), ce championnat a permis au bureau de mettre en jambe les jeunes athlètes après une longue période de suspension des activités due à crise sanitaire causée par le coronavirus.
Pour le président de la FETOBOXE, Amouzou Komi, la boxe est restée longtemps en veilleuse, même bien avant la crise à la COVID-19. «Nous croyons qu’avec cet aval des autorités sportives qui nous ont permis d’organiser ce championnat, nous reprendrons la pratique de cette discipline. D’autres activités sont en vue. D’ici la fin de cette année il sera organisé un championnat ou un galla où viendront s’illustrer les boxeurs de toutes les catégories pour lancer la prochaine saison. Nos athlètes sont vieillissant et nous devons organiser des compétitions pour détecter de nouveaux talents, afin de les préparer pour d’éventuelles compétitions internationales », a relevé le président.
Déjà le vendredi, la fédération a organisé, à l’intention des présidents et entraineurs de clubs de toutes les régions, une formation sur les méfaits du dopage et sur la nécessité pour les boxeurs de respecter les mesures barrières édictée par le gouvernement. Ils ont été également entretenus sur la responsabilité d’un entraineur en ce qui concerne la bonne santé des athlètes à leur charge ; l’organisation et le fonctionnement de leur fédération, ainsi que sur la rigueur dont doit faire preuve tous les clubs en matière de respect de l’âge de l’athlète dans le classement dans sa catégorie.
Dr. Assima Claire, médecin à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et membre du club de boxe Harlem, a attiré l’attention des boxeurs sur la nécessité pour eux de se faire vacciner, vue que les accolades sont inévitables sur le ring et à se laver rapidement juste après les combats. « Les autres mesures restrictives ne sont pas à ignorer, mais le plus important est de se faire vacciner pour ne pas aggraver son état au cas où on se ferait contaminer », a poursuivi Dr. Assima.
En ce qui concerne le dopage, M. Agbokou Koffi, agent contrôleur de l’Agence mondiale anti-dopage (AMA), a rappelé aux participants que prendre des produits dopant peut causer chez un athlète une crise cardiaque, les maux de reins et beaucoup d’autres maladies qui peuvent mettre fin à sa carrière dès le jeune âge.
ATOP/AR/ TD






