
Lomé, 25 nov. (ATOP) – Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a, à travers la direction de la recherche scientifique et technique a vulgarisé, le vendredi 25 novembre à Lomé, les résultats de l’étude de cartographie des acteurs, des besoins en recherche et innovation, ainsi que la plateforme régionale numérique du projet « Valorisation des résultats de la recherche et de l’innovation en Afrique de l’ouest » (VaRRIWA).
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une réponse innovante au défi de la valorisation des résultats de la recherche et de l’innovation dans les pays de l’Afrique de l’ouest francophone. Elle a permis aux acteurs, entre autres, des enseignants chercheurs, des responsables d’ONG et de la société civile, ainsi que des représentants des services étatiques impliqués dans la recherche-innovation, de prendre connaissance des résultats de cette étude, de les améliorés et de faire des recommandations.
Les résultats révèlent qu’au total, 52 principaux acteurs de la recherche et innovation ont été dénombrés en fonction de leurs champs. Cette étude souligne que 15 acteurs en recherche-innovation, détiennent des brevets enregistrés systématiquement à l’INPIT/OAPI et relève deux (02) contrats d’exploitation des licences de brevet et précise que trois (03) inventeurs détenteurs de brevet exploitent eux-mêmes, leurs brevets. Il ressort également des résultats que la dynamique entre le monde de la recherche et le monde économique est presque inexistante. Les résultats indiquent en outre que 23 principales innovations et découvertes scientifiques n’ont pas pu être exploitées au cours des cinq dernières années en raison de manque de synergie entre le monde de la recherche et celui économique. L’étude relève aussi que les besoins en recherche-innovation des entreprises et de la société civile en parallèle avec les réponses existantes sont variés et couvrent divers domaines.
L’objectif de cette étude est de cartographier les besoins en recherche-innovation des entreprises, de la société civile et les mettre en parallèle avec l’offre proposée par les chercheurs, inventeurs et structures de recherche. Il s’agit pour les organisateurs, d’élaborer une carte des principaux acteurs et des principales structures publiques et privées de la recherche et de l’innovation au Togo en fonction de leurs champs de recherche et de leur localisation géographique. Il est aussi question de faire l’état des lieux des brevets détenus par des acteurs publics et privés dans le pays, en faisant la liste des brevets et structures auprès desquelles ils sont enregistrés, ainsi que la durée de la protection.
La cheffe du projet VaRRIWA, Dre Akoueté Ayaba Edwige a signifié que cette étude a permis de recenser les contrats d’exploitation de licences de brevets existants dans le pays et d’expliquer la dynamique des partenaires entre le monde de la recherche et celui économique. Selon Dre Akoueté, cette activité vise aussi à contribuer à la création d’un environnement incitatif au transfert de technologie et à l’innovation durable dans les pays cibles. Elle entend aussi amener les acteurs à s’inscrire sur la plateforme régionale numérique VaRRIWA.
A l’ouverture des travaux, le représentant du préfet du Golfe, M. Pakoubotcho Gnimtou a invité les acteurs à s’investir davantage en vue d’une meilleure vulgarisation.
Le projet VaRRIWA est coordonné par l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) dans quatre pays, notamment le Bénin, le Sénégal, le Burkina Faso et le Togo.
ATOP/DHK/AR






