
Abuja, 26 avr. (ATOP)- La Direction de l’alerte précoce (EWD) de la Commission de la CEDEAO a exhorté, le vendredi 25 avril à Abuja, les moniteurs de terrain à améliorer la qualité des informations remontées dans le système ECOWARN.
« Notre attente, c’est un meilleur rapportage des informations en temps réel mais également une qualité améliorée des données remontées dans le système », a déclaré Marcel Komi Bossou, chef de la division gestion du système et planification à la direction de l’alerte précoce de la CEDEAO.
A la cérémonie de clôture de la retraite annuelle des moniteurs de terrain du réseau d’alerte précoce et de réponse de la CEDEAO (ECOWARN)’’, M. Bossou a relevé que les informations rapportées doivent être « précises et couvrir toutes les dimensions pour que les analystes qui ne sont pas sur le terrain puissent avoir une meilleure compréhension, une meilleure idée de la réalité du terrain ».
Durant les travaux, les moniteurs ont abordé les cinq thématiques relatives à l’alerte précoce au sein du système ECOWARN notamment le crime et la criminalité ; la sécurité et l’extrémisme violent ; l’environnement et le changement climatique ; la santé et les infrastructures sanitaires ainsi que le genre, la gouvernance et les droits humains. Cette session a permis également de rappeler la mission de la CEDEAO, les 55 indicateurs du système d’alerte précoce et les 42 types événements suivant le modèle ECOWARN pour permettre aux moniteurs de mieux appréhender la mission de collecte des données.
« Au bout de ces trois jours, nous avons atteint nos objectifs par rapport aux participants qui ont apprécié les modules dispensés », s’est réjoui M. Bossou. Il a rappelé que depuis 2015, cette formation s’organise au profit des moniteurs, qui sont des partenaires et non des fonctionnaires de la CEDEAO, avec pour mission de faire remonter des informations de terrain pour une meilleure analyse et une meilleure prise de décision par les autorités.
Pour M. Bossou, la sous-région est confrontée a beaucoup de crise sécuritaire notamment le terrorisme et les informations mises à disposition par les moniteurs permettent « de régler les problèmes des populations, de les mettre à l’abri du besoin, de la peur et du danger ».
Au terme des travaux, Dr Onyinye Onwuka, directrice par intérim de la direction de l’alerte précoce a encouragé les moniteurs qui dans l’ensemble ont rapporté en 2024, 20.130 évènements contre 13.330 en 2023. Un résultat satisfaisant dont les données ont servi à l’élaboration du rapport annuel sur la sécurité humaine de la CEDEAO, a dit Dr Onyinye.
Cet atelier a regroupé 74 moniteurs de 12 pays comprenant des représentants de la société civile, des médias et des universitaires.
ATOP/AJA/DHK






