
Sokodé, 9 oct. (ATOP)- Des responsables des lieux non conventionnels de privation de liberté de toutes les régions du pays ont été formés, les 6 et 7 octobre à Sokodé, sur la prévention et la lutte contre la torture, les traitements inhumains ou dégradants.
La formation a été organisée par la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH). Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Consolidation du cadre de prévention de la torture et du mécanisme national de prévention de la torture au Togo, phase III ». Ce projet est mis en œuvre, avec l’appui financier du fonds du Protocole facultatif à la convention contre la torture (fonds OPCAT).
L’atelier a permis de renforcer les capacités des participants pour une meilleure prévention de la torture et autres mauvais traitements dans leurs structures identifiées comme étant des lieux non conventionnels de privation de liberté. Il a servi de cadre pour favoriser un dialogue constructif entre l’institution de protection des droits humains et les responsables de ces centres. Les participants ont identifié des solutions concrètes pour améliorer les conditions de prise en charge.
Le 2è vice-président de la CNDH, Kodjo Gnambi Garba a souligné l’importance pour les responsables de respecter les droits de l’Homme et la dignité de chaque personne placée sous leur garde, indépendamment de son état de santé mentale ou physique. Il leur a demandé de proscrire les comportements prohibés dans le traitement et la prise en charge de ces personnes. M. Kodjo a annoncé des visites annuelles dans ces endroits dans le but d’améliorer le dialogue et de formuler des recommandations pour améliorer les pratiques.

Le préfet de Tchaoudjo, assumant les fonctions de gouverneur de région, Tchimbiandja Yendoukoa Douti a salué l’initiative de la CNDH qui traduit l’engagement des pouvoirs publics et des institutions nationales des droits de l’Homme à promouvoir et à protéger les droits fondamentaux de toute personne privée de liberté. « La protection des droits humains est une œuvre permanente qui exige l’engagement et la vigilance de tous. Ainsi la dignité humaine doit demeurer au cœur de toute action administrative, sociale, sanitaire, sécuritaire ou judiciaire », a-t-il ajouté
Les participants ont promis de conformer leur traitement et prise en charge aux pratiques acceptées en matière de droits de l’Homme. Ils se sont engagés à partager les connaissances acquises avec leurs collègues dans les couvents, les centres de prières et les orphelinats.
Au terme de ces assises, la CNDH a effectué des visites dans certains centres. ATOP/TAA/MEK/HKM






