
Beijing, 21 nov. (ATOP) – La professeure Yin Mingming, enseignante de français à l’École des langues et cultures étrangères à l’Université de la communication de Chine (CUC), responsable de la spécialité de français, a entretenu, le mercredi 20 novembre, les professionnels des médias africains en formation au Centre International de Presse et de Communication de la Chine sur l’importance de la culture chinoise.
L’objectif est de permettre aux hommes de médias de mieux comprendre le bien fondé des vertus traditionnelles chinoises, la diversité culturelle, le 9 -ème art, qui est la chinoise, ainsi que la coopération cinématographique et télévisuelle entre la Chine et l’Afrique.
D’après elle, « la culture chinoise a subi une transformation rapide et intense au cours des 50 dernières années et continue de s’adapter au monde moderne ». Avant d’ajouter : « la culture chinoise d’aujourd’hui est un amalgame des traditions de l’Ancien monde et d’un mode de vie occidentalisé ». S’agissant des vertus traditionnelles chinoises, l’enseignante-chercheure a apprécié le respect envers les parents et les personnes âgées, la protection des jeunes et l’harmonie dans la famille. Parlant du proverbe chinois concernant le neuvième art, Yin Mingming a souligné que la Chine a une longue histoire de spécialités culinaires, qui remonte aux origines même de sa civilisation s’étendant sur environ 5 000 ans.
Mme Yin soutient qu’aujourd’hui, la cuisine chinoise continue de se classer parmi les plus populaires au monde. « Déguster de délicieux plats chinois n’est pas seulement une aventure culinaire, mais c’est aussi une exploration de la culture chinoise et de la philosophie de la vie », a affirmé l’enseignante. Celle-ci a aussi fait savoir que la cuisine chinoise se distingue ainsi en huit grands ensembles notamment : l’Anhui, le Canton, le Fujian, le Hunan, le Jiangsu, le Shandong, le Sichuan et le Zhejiang.
L’enseignante a précisé que les styles énumérés se distinguent les uns des autres en raison de la disponibilité des ressources, du climat, de la géographie, de l’histoire, des techniques de cuisine et du mode de vie. Cela s’explique par le fait que la cuisine a changé d’une période à l’autre dans chaque région en fonction du climat, des modes et des préférences locales. « Comme d’autres aspects de la vie chinoise, la cuisine est fortement influencée par la géographie et la diversité ethnique », a soutenu Mme Yin.
La professeure a rappelé que lors du 20e congrès du Parti communiste chinois (PCC), le président Xi Jinping a souligné que « les vestiges culturels et le patrimoine culturel, qui véhiculent les gènes et les liens du sang de la nation chinoise, sont une ressource non renouvelable et irremplaçable de la brillante civilisation chinoise ». A cet effet, il avait lancé un appel pour renforcer la diffusion et l’influence de la civilisation chinoise, dans le respect des valeurs de la culture chinoise, dégager et présenter l’identité spirituelle et la quintessence culturelle de la civilisation chinoise, a rapporté la conférencière.
L’oratrice a relevé que le président Xi avait alors plaidé pour « l’accélération de la construction de notre terminologie et de notre discours narratif, afin de raconter la Chine telle qu’elle est, de rendre sa voix plus audible et de refléter sa vraie image ; celle d’une Chine dans laquelle on peut avoir confiance, à laquelle on peut s’attacher et qui attire le respect ». Xi Jinping avait aussi rappelé qu’il est important « de favoriser les échanges et l’inspiration mutuelle entre les civilisations, et de faire en sorte que la culture chinoise s’ouvre davantage dans le monde entier et continuent à jouer un rôle prépondérant dans le progrès des civilisations humaines ».
Le Chef de l’Etat chinois avait insisté que « Il est nécessaire de bien raconter les histoires de la civilisation chinoise en se basant sur la réalité chinoise pour présenter la Chine comme un pays crédible, adorable et respectable ». Dans son discours au siège de l’Unesco, le 27 mars 2014, Xi Jinping, à en croire Mme Yin, avait ajouté que « les civilisations s’enrichissent grâce aux échanges et à l’apprentissage mutuel, ce qui favorise considérablement le progrès de la civilisation humaine et le développement pacifique du monde ».
ATOP/KAT/KYA






