
Cinkassé, 1er juil. (ATOP) – Une séance d’échanges et de dialogue transfrontalier sur la gestion efficace des conflits liés à la transhumance a réuni les éleveurs et agriculteurs du Togo et du Burkina Faso, le mardi 30 juin à Cinkassé.
L’activité est co-organisée par l’ONG Handicap International Togo et le Conseil danois pour les réfugiés « Danisch Refugee Concil » (DRC) du Burkina Faso avec l’appui financier de la fondation Patrip en collaboration avec l’association Tin Tua et l’ONG Gestion et valorisation des produits agro-forestiers (GEVAPAF). Elle s’inscrit dans le cadre de l’exécution du projet « Bâtir et reconstruire des infrastructures pour la cohésion sociale » (BRICS), mis en œuvre entre le Togo et le Burkina Faso pour renforcer la cohésion sociale et la prévention des conflits à travers la dynamique des cadres de concertations communautaires et la promotion du dialogue inclusif.

L’objectif est de faciliter un dialogue inclusif entre agriculteurs et éleveurs des communes de Tône et de Cinkassé et ceux de Cinkansé du Burkina Faso ainsi que les acteurs impliqués dans la mobilité du bétail afin de prévenir les tensions communautaires liées aux déplacements du bétail et renforcer la cohésion sociale.
Les travaux ont permis aux participants d’identifier les facteurs de tensions qui sont souvent sources de conflits entre éleveurs et agriculteurs. Ils ont également analysé les impacts sur la cohésion sociale et proposé des pistes de solutions. Parmi celles-ci, la création d’un espace de dialogue, d’écoute et d’échanges entre les jeunes et les différents acteurs clés, la mise en place d’un mécanisme transfrontalier de communication et de collaboration entre les jeunes et acteurs directs de la mobilité du bétail, ainsi que l’élaboration et l’exécution d’un plan d’action dans les deux communautés.
Selon le chef projet BRICS du Burkina Faso, Ouédraogo Idrissa après les analyses de la dynamique des conflits communautaires, il ressort que la transhumance constitue une source de tension entre les différents acteurs et entrave la cohésion sociale entre les deux communautés vivant de part et d’autre de la frontière. « C’est dans cette optique que le dialogue est organisé afin d’identifier les problèmes et chercher leurs solutions pour une gestion efficace de ces conflits », a-t-il expliqué.
Les travaux ont été présidés par le maire adjoint de la commune Cinkassé 2, Djakalidja Temmé.
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