Lomé, 22 avr. (ATOP) – Le diabète sucré est une maladie du métabolisme du sucre due à une élévation permanente et chronique du taux de sucre dans l’organisme. Cette élévation du taux de sucre est due à un défaut de production de l’insuline et ou à un défaut d’action de l’insuline, entrainant des complications à long terme touchant surtout les vaisseaux de l’organisme.
Pour éclairer nos lecteurs sur les 2 types plus fréquents de cette maladie, l’Agence togolaise de presse s’est approchée, le jeudi 21 avril, du Docteur Kodjo Kossi Serge, endocrinologue diabétologue au CHU Sylvanus Olympio, fondateur du centre « diabeobe », un centre associatif d’éducation thérapeutique du diabète.
On distingue principalement deux types de diabète : le diabète de type 1 qui touche environ 6% des diabétiques et le type 2 qui en touche 92 %. Les autres types de diabète concernant les 2 % restants sont MODY, LADA ou secondaire à certaines maladies ou prise de médicaments.
« Le diabète de type 1 est dû à une destruction quasi complète sélective des cellules β du pancréas. Ce sont les cellules qui fabriquent de l’insuline. C’est une maladie qu’on qualifie d’auto-immune qui résulte d’un dysfonctionnement du système immunitaire conduisant ce dernier à s’attaquer aux constituants normaux de l’organisme, (les cellules β sont attaquées et détruites par des autoanticorps présents dans l’organisme)», a confié Dr. Kodjo. Il a précisé que cette maladie est déclenchée chez une personne qui est génétiquement prédisposée par des facteurs d’environnement comme certains virus, toxines et protéines.
Dr. Kodjo souligne que contrairement au diabète de type 1, le type 2 est une maladie non auto-immune lors de laquelle il existe encore une production insuffisante d’insuline par le pancréas, pour réguler le taux de sucre dans le sang. L’insuline produite a du mal à bien agir à cause du gras qui lui oppose une résistance, ce qu’on appelle le plus souvent insulinorésistance.
Ce phénomène d’insulinorésistance va prédominer pendant des années avant la survenue du diabète de type 2. Le pancréas, obligé de produire assez d’insuline pour vaincre ce phénomène d’insulinorésistance, va s’épuiser et produire moins d’insuline, ce n’est qu’en ce moment que le diabète de type 2 survient.
Dr. Kodjo note aussi que comme dans le cas du diabète de type 1, ce dernier survient aussi sur un terrain génétiquement prédisposé avec comme facteurs d’environnement la surcharge pondérale ou l’excès de poids (le gras) ou la malnutrition du fœtus au cours de la grossesse. « Si vous comprenez bien ces explications, vous notez que dans la survenue du diabète, il y a une prédisposition génétique qui est toujours présente associée à des facteurs d’environnement », a-t-il poursuivi.
Dr. Kodjo relève que cette susceptibilité génétique fait que dans le type 2, il existe un contexte héréditaire très riche : « on retrouve le plus souvent chez plus de la moitié des diabétiques, un diabète chez un membre de la famille. Le risque de devenir soi-même diabétique si l’on a un parent diabétique de type 2 est d’environ 40%. Alors que dans le cas du diabète de type 1, appartenir à la famille d’un diabétique de type 1, vous donne un risque d’environ 6% de faire du diabète de type 1. En plus le diabète de type 1 va survenir le plus souvent avant l’âge de 20 ans ou un peu plus tard avec un pic de fréquence au moment de la puberté et son traitement ne sera que de l’insuline, alors que le diabète de type 2 survient chez les personnes de plus de 40 ans avec un traitement à base de comprimés du diabète et ou de l’insuline associé selon l’évolution de la maladie ».
ATOP/TD/AR






