
Lomé, 6 juil. (ATOP) – Le Comité de concertation État-secteur privé (CCESP) a tenu sa première réunion statutaire de l’année 2026, le lundi 6 juillet à Lomé. Les échanges ont permis de dresser le bilan des activités menées en 2025.
Les travaux ont été présidés par le ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola. Ils se sont déroulés en présence du ministre en charge de l’Economie sociale et solidaire, Mme Mazamesso Assih, et celui délégué auprès du ministre de l’Economie, chargé de l’Energie et des Ressources minières, Robert Koffi Messan Eklo.
Les participants ont examiné la synthèse des activités du CCESP au titre de 2025, la note de conjoncture économique, analysé la conjoncture économique nationale et réaffirmé l’importance du dialogue public-privé dans la mise en œuvre des réformes économiques. Ils ont également suivi une communication sur le thème : « Évaluations environnementales et enjeux climatiques : contraintes, opportunités et défis ».

Le bilan des activités de l’année écoulée fait ressortir plusieurs actions majeures, notamment le rendez-vous fiscal annuel entre le ministre des Finances et du Budget et le secteur privé autour de l’avant-projet de loi de finances, un atelier sur la lutte contre la corruption avec la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA), le dialogue fiscal de proximité ainsi qu’une rencontre avec les points focaux de la partie publique du dialogue public-privé.
S’agissant de la conjoncture économique, les indicateurs présentés font état d’une augmentation de 2,4 % des ressources totales de l’État, d’une baisse de 2,0 % des dépenses totales, d’une progression du trafic aéroportuaire ainsi que d’une hausse des exportations et des importations.
Le ministre Essowè Georges Barcola a rappelé que, selon le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, « notre collaboration avec le secteur privé n’est pas seulement un choix stratégique, c’est une nécessité impérieuse ». Il a souligné que la croissance économique constitue le socle de la feuille de route en cours d’élaboration et que le secteur privé en demeure l’un des principaux moteurs. « Avec le secteur privé, l’État veut construire une croissance ambitieuse, durable, de qualité et inclusive », a-t-il déclaré.
Le président du patronat, Coami Sedolo Tamegnon, représentant le secteur privé, a fait savoir que cette rencontre constitue, un espace privilégié d’échanges entre l’Etat et les acteurs du privé, un mécanisme efficace de dialogue et de recherche de solutions concertées aux préoccupations des entreprises. « Le secteur privé se réjouit des avancées enregistrées grâce à cette dynamique de dialogue, notamment la mise en place des comités de concertation régionaux, la prise en compte de certaines propositions en matière fiscale et les réformes économiques », a-t-il évoqué. M. Tamegnon a aussi plaidé pour la mise en place des commissions de recours, l’accélération du règlement de la dette intérieure, ainsi que la résolution de la problématique relative à l’augmentation des prix de location des terrains dans la zone portuaire.
ATOP/EAG/AO/KYA






