
Lomé, 16 juin (ATOP) – Des panels sur le « Développement du fret aérien et des routes basées sur les corridors » ainsi que la « Mobilité harmonisée et facilitation du transport aérien » ont meublé le 2ème jour de la Convention et exposition africaines du transport aérien, le mardi 16 juin à Lomé.
Les panélistes (ministres, experts et responsables des compagnies aériennes) ont indiqué que le fret aérien, malgré une part relativement modeste dans le volume global des marchandises transportées, joue un rôle essentiel pour les produits à forte valeur ajoutée ou nécessitant une livraison rapide. Ils ont souligné que les produits pharmaceutiques, denrées périssables, équipements technologiques ou les pièces industrielles dépendent d’une chaîne logistique aérienne performante pour accéder aux marchés internationaux afin de renforcer la compétitivité des économies africaines.
Les intervenants ont aussi planché sur l’importance des corridors logistiques, conçus comme des réseaux intégrés reliant aéroports, ports maritimes, plateformes industrielles et grands axes de transport routier et ferroviaire. Leur développement vise à fluidifier les échanges, à réduire les coûts logistiques et à raccourcir les délais d’acheminement des marchandises, des facteurs déterminants pour la réussite de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Les débats ont également porté sur les défis qui entravent l’essor du fret aérien sur le continent. Parmi eux figurent l’insuffisance ou le vieillissement des infrastructures aéroportuaires, le déficit d’entrepôts spécialisés, en particulier d’installation frigorifiques, les capacités limitées en matière de manutention, ainsi que la complexité des procédures administratives et douanières, auxquelles s’ajoutent des coûts d’exploitations élevés.
Les panélistes ont plaidé pour des actions concrètes, notamment la modernisation des plateformes aéroportuaires, la digitalisation des procédures douanières et logistiques, le développement de partenariats public-privé pour le financement des infrastructures, ainsi que la création de hubs régionaux capables de desservir efficacement plusieurs pays. L’harmonisation des réglementations et normes entre les Etats africains a été aussi évoqué pour faciliter la circulation des marchandises à l’échelle continentale.
Concernant les mesures de facilitation, les panélistes ont évoqué le respect des engagements, des conventions et protocoles d’accords. Ils ont mis l’accent sur des investissements dans les infrastructures et débattu sur la flexibilité des procédures de mobilité. Les panélistes souhaitent la création d’une plateforme dédiée à la communication pour la disponibilité des informations en vue du développement du secteur. Ils préconisent aussi des investissements dans les plateformes des usines et la collaboration entre les compagnies aériennes en Afrique.
Pour le ministre du Transport et de la Logistique du Royaume du Maroc, Abdessamad Kayouh les sujets qui ont été discutés montrent premièrement la volonté du Togo de mettre en œuvre cette politique d’Open Sky via la MUTA et l’étendre aussi aux côtés du transport par cargo (fret aérien). « La participation du Royaume du Maroc a été très active et très riche au niveau des rencontres avec nos homologues africains. Surtout, c’est un signe de reconnaissance pour renforcer les relations maroco-togolaises qui sont toujours dans d’excellents niveaux », a-t-il indiqué.
« Nous avons hâte de continuer ces discussions lorsque nous nous réunirons à nouveau en septembre à Lagos, afin de réaliser toutes les déclarations qui ont été faites ici », a précisé M. Hassan Zakari, expert commercial du Nigéria.
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