Lomé, 27 avr. (ATOP) – La 11e édition du Festival international de théâtre et d’arts plastiques (FITAP) a démarré le mardi 26 avril par une pièce de théâtre intitulée « Le sang des vierges » de la compagnie ivoirienne « Les Ambassadeurs d’Abidjan ».
Cette pièce, écrite par M. Momo Ekissi Eugène et mise en scène par Bamba Morey est une illustration de la violence sexuelle à l’égard de la jeune fille en période de guerre. Dans un dialogue entremêlé de monologue, les deux comédiennes, dans un jeu de rôles et de couleurs, sous fond musical par moment, ont décrit la violence subie par la gent féminine en temps de crise et la pression exercée par les bourreaux sur les victimes qui réclament justice.
Une pièce qui interpelle à la paix
Cette pièce qualifiée de drame a été mise en scène sur un podium qui ne répond pas aux normes techniques en matière de lumière. Cette pièce inspirée de la crise politico-militaire en Côte d’Ivoire dans les années 2002 est une interpellation aux acteurs à une prise de conscience et une responsabilité dans la conquête et la gestion du pouvoir.
A travers cette représentation, « il s’agit de sensibiliser les dirigeants politiques, les corps habillés et la population civile sur l’esprit de paix et dire à chacun que le pouvoir ne s’obtient pas par les armes, mais plutôt de façon démocratique », a déclaré M. Bamba, comédien et metteur en scène.
La première journée de ce festival a été marquée également par d’autres prestations comme la « Rupture » de la compagnie « Atelier des Arts de la scène de Saint Louis » du Sénégal et « Lumumba ou les martyrs du Pondoir » de la compagnie « Wothui » de la Côte d’Ivoire.
Le FITAP, un espace favorable à la liberté de création
En prélude à cette prestation, le public a assisté à l’ouverture officielle du festival, un évènement présidé par la représentante résidente de l’UEMOA, Mme Aminata Lo Paye, en présence du chef division Promotion et diffusion à la direction nationale de la cinématographie, Ameganvi Kodjovi.
Pour la directrice générale du FITAP et de l’École supérieure des arts du spectacle (ESAS), Mme Constance Adjowavi Togbonou, « cette manifestation au fil des années est devenue un espace qui garantit la liberté de création, mais aussi de diffusion des œuvres qui amène les entrepreneurs culturels à pouvoir défendre leurs œuvres auprès du public ».
La 11é édition de ce festival est placée sous le thème « Culture, numérique et emploi : quelles industries culturelles innovante pour l’Afrique ?». Plusieurs manifestations sont à l’agenda de ce festival, notamment des prix d’excellence en art et culture à 22 acteurs culturels, des expositions-vente, un concours des startups des industries culturelles et créatives, des spectacles et conférences dans dix établissements scolaires du pays, ainsi que des spectacles dans quelques prisons et à l’hôpital psychiatrique de Zébé.
ATOP/AJA/AR






