
Lomé, 13 mars (ATOP) – Pour marquer la journée internationale des droits de la femme, des experts, au cours d’un webinaire, le jeudi 12 mars, ont plaidé pour un renforcement de la participation des femmes dans la recherche et le développement en matière de santé en Afrique.
Placé sous le thème « promouvoir le leadership des femmes dans la recherche et le développement en matière de santé en Afrique : de la politique à l’action », ce webinaire est organisé par les organisations : Speak Up Africa, Gawani Africa, Les Voix, Africa Center for Health Systems and Gender Justice et Youterus. Il a rassemblé des experts de la santé tels que la directrice générale de l’Agence africaine du médicament, Dr Delese Mimi Darko, la directrice exécutive de Africa Center for Health Systems and Gender Justice, Dr Stellah Bosire et bien d’autres.
Ce webinaire vise à sensibiliser les responsables politiques de l’Union africaine, les décideurs nationaux et les bailleurs de fonds à renforcer la participation des femmes dans la recherche et à faire un plaidoyer pour une meilleure représentation des femmes dans les postes de direction et de décision.
Les panélistes ont déploré l’absence des femmes dans le milieu scientifique africain, malgré qu’elles représentent plus de 25% de la population africaine. Ils ont relevé les causes de cette absence et indiqué des solutions pour y remédier.
Ces causes sont essentiellement d’ordre personnel, le manque de confiance en elles-mêmes, des raisons économiques, le manque de financement pour les études et la réalisation des projets. Au plan culturel, il est relevé des stéréotypes basés sur le genre.
Pour encourager les femmes à considérer les carrières scientifiques, les intervenants ont proposés plusieurs solutions. Il s’agit du mentorat afin de booster leur confiance à travers des modèles féminins de réussite, la création de bourses plus inclusives et le renforcement des capacités sur le plan technique et non-technique. L’adoption de politiques publiques visant la parité dans les instances décisionnelles scientifiques est également une solution proposée pour l’émergence des femmes scientifiques africaines.
Les panélistes ont encouragé les femmes à oser franchir les obstacles, à nourrir leurs ambitions et à relever des défis.
Pour Dr Angélique Sene, responsable du bio traitement avancé des vaccins à l’Institut Pasteur de Dakar et représentante du Directeur général dudit institut, « l’avenir de la recherche scientifique africaine dépend de l’intérêt que les femmes y accordent ». Elle a souligné l’importance de préparer la future génération à embrasser les carrières scientifiques.
ATOP/EAG/AJA






