
Lomé, 6 nov. (ATOP) – Un séminaire de sensibilisation et de formation sur les menaces numériques s’est déroulé, le vendredi 6 novembre à Lomé, à l’intention des responsables des organisations de presse et du personnel de la Haute autorité de régulation de la communication écrite, audiovisuelle et en ligne (HARC).
La rencontre est organisée par la HARC sous le thème « Cybercriminalité et genre : les femmes face aux nouvelles formes de menace numérique ». Le but est d’attirer l’attention des participants sur les bonnes pratiques à adopter pour se prémunir contre les menaces numériques.
Les travaux ont été animés par le chargé de la communication et des relations publiques à l’Agence nationale de la cybersécurité (ANCy), Dr Nagbandjoa Dounwourgue, et sa collaboratrice Mme Fabiola Koudam, analyste de projets. Ils ont défini la cybercriminalité comme l’ensemble des infractions commises à travers le cyber espace par des moyens autres que ceux utiliser habituellement. Ils ont éclairé les participants sur les menaces numériques, à savoir : les menaces contre les systèmes dont les piratages ; celles contre les personnes (harcèlement et chantage) et les cyberviolences sur le genre qui sont des violences facilitées par la technologie et les plateformes numériques.
Les orateurs ont souligné que malgré les opportunités qu’offre le numérique pour les femmes, il présente de nombreux risques, entre autres, les cybermenaces, les atteintes à la sécurité et à la vie privée de la personne. Dr Dounwourgue et Mme Koudam ont évoqué les diverses formes de menaces telles que l’hameçonnage, les faux liens, les fraudes au mobile money ; les outils pour les reconnaitre et les pistes pour se protéger. Ils ont conseillé de toujours être vigilant, de faire des mises à jour régulières des appareils numériques, d’utiliser des mots de passe ”forts”, de protéger sa vie privée. Ces communicateurs préconisent également pour les institutions ou dans une rédaction, de séparer les comptes, de mettre en place un protocole d’urgence, d’accompagner les victimes, de sensibiliser régulièrement le personnel et surtout de ne pas répondre ni céder aux menaces.
La représentante du président de la HARC, Mme Aminata Adrou a indiqué qu’avec l’expansion des réseaux sociaux, la cybercriminalité est devenue un phénomène de masse, une forme de crise, dont les femmes sont majoritairement ciblées. Elle a souligné que la HARC, dans sa mission régalienne à voulu par cette sensibilisation, approfondir les connaissances des participants sur la cybercriminalité et leur permettre d’acquérir des outils nécessaires pour faire face aux menaces. Mme Adrou a précisé qu’au-delà des connaissances acquises, la cybersécurité est avant tout une affaire de conscience individuelle et de responsabilité collective.
ATOP/BA/DHK/BV






