
Lomé, 5 nov. (ATOP) – Le District autonome du Grand Lomé (DAGL) a lancé, le mercredi 4 novembre à Lomé, au cours d’une conférence de presse, la deuxième phase de son opération de lutte contre les occupations anarchiques du domaine public.
Cette étape porte principalement sur le dégagement des trottoirs et des emprises le long des principaux axes bitumés et pavés de la capitale. L’opération se déroule du 2 au 20 novembre. Elle vise à permettre aux piétons de circuler sur les trottoirs en toute sécurité, à faciliter la circulation des véhicules, notamment ceux de secours et de livraison, et à embellir la capitale pour attirer les investisseurs et les touristes. Les personnes occupant illégalement la voie publique sont invitées à déplacer leurs activités vers des endroits appropriés et autorisés.
La conférence a été animée par la gouverneure du DAGL, présidente du comité ad hoc de lutte contre les occupations anarchiques du domaine public, Mme Zouréhatou Kassah-Traoré. Elle a expliqué que l’occupation désordonnée de l’espace public entraîne plusieurs difficultés. Mme Kassah-Traoré a aussi relevé les risques d’accidents, les problèmes de salubrité, la dégradation de l’esthétique de la capitale et la concurrence déloyale faite au commerce formel.
Sécurité des usagers et équilibre socio-économique
Mme Kassah-Traoré a précisé que le désencombrement vise avant tout à protéger les usagers les plus vulnérables, notamment les enfants, les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite. « Rendre le trottoir aux piétons, c’est sauver des vies », a-t-elle déclaré, appelant les populations à faire des axes concernés des espaces accessibles et ordonnés. Elle a toutefois souligné que cette opération ne vise pas à pénaliser le commerce ambulant, qui constitue le gagne-pain de nombreux ménages. La gouverneure a également reconnu que les marchés existants ne disposent pas de capacités suffisantes pour accueillir tous les commerçants, compte tenu de la croissance démographique.
Une synergie d’action décentralisée
Sur le plan opérationnel, Mme Kassah-Traoré a indiqué que la mise en œuvre de cette initiative repose sur une organisation décentralisée. Elle a précisé que le DAGL assure la coordination générale dans son ressort territorial, tandis que les 13 communes du Grand Lomé sont chargées de l’exécution des opérations sur le terrain. Chaque commune a élaboré sa feuille de route à l’issue d’un processus participatif ayant associé les préfets, les services techniques, les chefs de canton et les présidents des Comités de développement à la base (CDB). Les préfets du Golfe et d’Agoè-Nyivé supervisent directement les opérations et les maires prennent les dispositions nécessaires pour le bon déroulement de l’opération.
Le comité ad hoc, chargé du pilotage interministériel, regroupe des représentants de plusieurs départements ministériels et des autorités préfectorales. Son champ d’intervention couvre l’ensemble du Grand Lomé ainsi que les communes riveraines de la portion littorale concernée.
Les journalistes et les créateurs de contenu numérique ont été invités à relayer les informations exactes sur l’opération afin de sensibiliser les populations et de faciliter leur adhésion à cette initiative en faveur d’un Grand Lomé plus sûr et plus propre.
ATOP/SED/AO






