
Lomé, 18 oct. (ATOP) – La Semaine africaine de la microfinance (SAM) s’est poursuivie au deuxième jour, le 17 octobre à Lomé, par des panels sur le partage des expériences en matière de financement inclusive, juste après l’ouverture officielle.
Ce partage d’expériences vise à mener une réflexion commune sur les stratégies régionales afin de faire avancer et faciliter l’accès aux services financiers pour les populations souvent exclues des financements. Trois panels sur les thématiques de financements inclusives ont meublé les travaux.
Les acteurs publics et privés, acteurs complémentaires pour une économie décartonnée
Le thème « Une économie décartonnée est celle de l’énergie renouvelable » a permis au Togo et au Bénin de partager leurs expériences avec les participants. Le directeur général de la société Bboxx, Oudou Nsangou a partagé l’expérience du Togo en énergie solaire. L’exposant a signifié que Bboxx se charge des équipements domestiques d’éclairages. Il a précisé que plus de 100 000 ménages ont bénéficié des kits d’éclairage solaire au Togo. Le « paygo » est le facteur essentiel dans l’acquisition des kits. Pour le payement des kits d’éclairage, M. Oudou a indiqué que 87 % des utilisateurs optent pour le payement échelonné sur 3 ans dans les zones rurales.
L’expérience du Bénin sur l’économie décartonnée, une économie renouvelable a été exposée par le directeur général de la société PEBCo-Bethesda, Pascal Tamegnon. Il a fait souligné que son institution facilite le financement des lampes solaires en milieu rural à travers l’octroi de crédit appelé « crédit solaire ». L’exposant a signifié que PEBCo-Bethesda facilite le crédit d’accès à l’eau et à l’assainissement de la population. Ainsi a-t-il dit, les pompes solaires ont été financées par le gouvernement béninois en milieu rural, les artisans sont accompagnés pour l’achat des matériels, des ouvrages et de matériel d’assainissement ont été financés dans les communes de Parakou. Le deuxième panel a porté sur la taxonomie.
Mis en place de la taxonomie verte de la finance durable
La taxonomie est la loi de la classification. Elle permet d’identifier la nature et le degré de complexité sur le financement. La taxonomie est une plateforme qui permet d’avoir un cadre de réglementation pour le financement. Cette expérience a été partagée par des experts internationaux, notamment Youssef Koun et Pierre Champsavoir. Les exposants ont expliqué que la taxonomie donne une fiabilité aux microfinances, sur les projets verts pour leur financement. Ces projets verts doivent répondent à des exigences écologiques. Ils ne produisent pas de carbone, ce sont des projets sur l’énergie solaire, l’énergie éolienne et des projets agricoles. Les experts ont exposé la finance inclusive verte qui permet de faire évoluer le système d’information afin de proposer des produits verts aux microfinances et de mesurer les activités durables. Ils ont indiqué qu’il faut renforcer la résilience à travers le numérique afin de faciliter le payement mobile. Le troisième panel a porté sur la technologie
Inclusion financière 3.0 : la technologie comme catalyseur du développement et de la finance durables
A travers ce thème, l’administrateur ivoirien, Jacques-Gaetan Tobo a partagé son expérience avec les participants sur le transport technologique des véhicules en Côte d’Ivoire. Il a expliqué que l’Inclusion financière 3.0 est l’utilisation de la technologie de façon plus avancée au service de la finance inclusive. Il a relevé qu’ils ont développé l’application appelée « Terminal de paiement électronique » (TPE Vidéo) qui permet aux chauffeurs d’enregistrer toutes les transactions, d’ouvrir des comptes, d’épargner et d’obtenir des crédits. M. Tobo a signifié que cette application est un catalyseur du développement en ce sens qu’il permet d’avoir toutes les traçabilités des opérations.
ATOP/ GMM/TD






