
Lomé, 05 juin (ATOP) – Des débats et échanges ont fait l’objet de la rencontre du deuxième jour de la Semaine de l’intelligence artificielle (SIA) le mercredi 5 juin à Lomé.
Ces débats et échanges ont tourné autour des leviers sur lesquels l’Afrique peut s’appuyer pour avancer avec l’Intelligence artificielle (IA). L’un de ces leviers est la jeunesse. Les panelistes ont expliqué que la jeunesse africaine est un atout pour la technologie artificielle. Ils ont mentionné que plus de 430 millions de jeunes qui arriveront sur le marché de l’emploi à l’horizon 2030. Cette jeunesse, qui constitue la relève de demain, ont-ils dit, est un avantage pour la digitalisation du continent africain lorsqu’une formation technologique est orientée vers ces jeunes pour leur permettre d’être des créateurs d’emplois. Par contre, ils démontrent que cette jeunesse constitue un inconvénient s’il elle n’est pas formée, elle serait même un frein au développement du continent. Les panelistes ont invoqué la nécessité d’intégrer les langues locales à l’IA, des langues africaines estimées entre 2000 et 3000, non encore codifiées. Ils pensent que si avec l’IA on arrive à codifier ces langues d’une culture basée sur l’oralité on peut avoir des outils qui peuvent servir le continent africain de coder et travailler avec des programmes internet en utilisant les langues locales. Les orateurs ont reconnu que le continent africain peut s’appuyer sur la diaspora pour attirer des financements extérieurs.
L’intelligence artificielle peut-elle être un handicap pour l’intelligence humaine ?
L’intelligence artificielle (IA) est un domaine de l’informatique qui cherche à créer des systèmes capables de réaliser des tâches qui nécessiteraient normalement l’intelligence humaine. L’exécution des activités humaines par des ordinateurs ou des robots est un manque à gagner dans la recherche de main d’œuvre.
Le président fondateur de Human AI, Jérôme Ribeiro a fait savoir que certains boulots vont disparaitre avec l’avènement de l’IA comme la révolution industrielle du 19ème siècle. Il a dit que cela n’est pas à s’inquiéter, que c’est pour en créer d’autres avec des compétences différentes. L’IA nécessite, d’après eux, la formation des jeunes pour créer des emplois au profit de ceux qui peuvent disparaitre. M.Ribeiro a fait savoir qu’avec l’IA des emplois seront créés notamment dans le domaine numérique et technologique. Le président fondateur de Human AI a signifié que la Chine est aujourd’hui plus riche que d’autres pays grâce à la technologie artificielle. Ainsi dit-il, l’intelligence artificielle ne serait pas un handicap pour l’intelligence humaine mais c’est une opportunité à saisir pour créer pleins d’emplois. Ce qui est intéressant, dit-il, c’est la prise de conscience, l’IA n’a pas seulement des avantages mais aussi des limites à surmonter pour créer d’autres emplois. A travers la création de ces emplois l’IA servira à lever des barrières et apportera des innovations. Grâce à l’IA l’Afrique peut se déconnecter des réseaux sociaux de l’Europe et des Etats-Unis pour créer des technologies qui respectent les valeurs et les aspirations africaine. Il a ajouté que cette innovation permettra de réduire les risques géopolitiques ou la dépendance étrangère de l’Afrique.
ATOP/GMM/KYA






