
Niamtougou, 19 juil. (ATOP) – Un programme de formation sur les bonnes pratiques de gestion durable des écosystèmes terrestres, intégrant les aspects liés à l’évaluation des services écosystémiques, a été validé à l’issue d’un atelier le jeudi 18 juillet à Défalé, chef-lieu de la commune Doufelgou 2.
Ce programme servira de référence pour les formations destinées aux agents techniques, aux leaders communautaires, aux enseignants et aux jeunes. Il est adapté au contexte local visant à renforcer les capacités des parties prenantes impliquées dans la gestion des ressources naturelles, sur les bonnes pratiques de gestion durable des écosystèmes terrestres et forestiers.
Le programme validé prend en compte les besoins de formation des acteurs locaux dans les paysages concernés et d’élaborer un curriculum de formation en lien avec les contenus, modules, la durée et les méthodes pédagogiques. Il comporte des notions clés des services écosystémiques, les outils d’évaluation, les approches participatives, les pratiques agroécologiques et sylvicoles durables, tout en proposant un plan de mise en œuvre avec un guide du formateur, des fiches pédagogiques.
Cette initiative du ministère de l’Environnement et des Ressources forestières a eu l’appui technique et financier du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et du Programme des nations unies pour le développement (PNUD). Elle répond au projet : « Gestion durable des terres et écosystèmes des zones semi-arides au nord du Togo (GDTE) », en sa composante 2.
Les acteurs locaux des forêts et environnement, les Organisations de la société civile (OSC) œuvrant dans le domaine environnemental, les collectivités locales, agriculteurs et sylviculteurs ont pris part à la rencontre. Les représentants des services techniques déconcentrés ainsi que des étudiants et chercheurs des régions de la Kara et des Savanes y étaient présents.
Au cours de l’atelier, les participants ont revu les différents modules du programme portant notamment sur l’introduction aux écosystèmes terrestres et forestiers ; les principes de la gestion durable des écosystèmes ; les services écosystémiques et les méthodes de leur évaluation ; les bonnes pratiques de gestion durable et la mise en œuvre locale et le suivi.
Le coordonnateur du projet GDTE, Awesso Balakyem, a indiqué que cette validation technique de ce programme constitue une étape décisive vers sa mise en œuvre dans les régions prioritaires, où la dégradation des écosystèmes est préoccupante. « En termes de retombées, les communautés à la base vont adopter des bonnes pratiques de gestion des terres, en utilisant de manière raisonnée les intrants agricoles naturels tout en améliorant progressivement leurs moyens de subsistances », a relevé M. Awesso.
Le consultant Yao Kondoh a souligné que la réponse aux changements climatiques interpelle une multitude d’acteurs, mais malheureusement ceux-ci n’ont pas le même lexique en matière d’approche, d’éducation et de référentiel ou de formations et sensibilisations. Pour résoudre ce déficit, dit-il, ce programme de formation assorti de curricula sur les besoins réels exprimés les bénéficiaires a été élaboré.
Le sénateur, Adji Ottèh Ayassor, le directeur régional de l’Environnement Kara, Col Akounda Bada, le maire de Doufelgou 2, Mme Koubonou Atiota et les autorités traditionnelles de la localité ont assisté à cette rencontre. ATOP/SG/TAL/BV






