
Niamtougou, 8 avr. (ATOP) – Les filles et fils du canton de Agbandé-Yaka ont dansé le vendredi 7 avril “Kalissaˮ sur le site consacré pour cette danse dans le village de Yaka.
“Kalissaˮ, une danse traditionnelle organisée chaque premier vendredi du mois d’avril en prélude à la fête traditionnelle Sintu Janjaagou dans la préfecture de Doufelgou. “Kalissaˮ qui signifie en langue locale libation aux mannes des ancêtres, est un rituel au cours duquel les hommes rendent hommage aux ancêtres et aux valeureux fils du canton par des offrandes sur la pierre sacrée. Elle est également une occasion de remercier les ancêtres pour l’abondance des récoltes, d’implorer la protection divine pour la santé et la bénédiction sur chaque fille et fils du milieu afin que les portes du succès leur soient ouvertes.
La danse Kalissa débute tôt le matin par une chasse appelée “Kapelaˮ au son des tambours. Une fois en brousse et au son du cor, les chasseurs répliquent par un cri de guerre “Ya hé Ya héˮ. A la fin de la chasse, les gibiers tués sont exposés sur la pierre sacrée et le sacrificateur vient immoler un coq rouge. Au termes de cette libation, les gibiers sont remis aux chefs, qui à leur tour, offrent des pots de boisson locale aux chasseurs pour étancher leur soif.
Dans l’après-midi, femmes et hommes en accoutrements faits de cauris autour de la taille et de feuilles de rônier ou “Kpandjanaˮ, aux pieds avec des castagnettes, gourdins et couteaux de guerre à la main et des cornes et peaux de bêtes sur la tête et le corps, esquissent des pas de danse au rythme des tambours “Tchoutchoukouˮ pour marquer l’apothéose de cette danse rituelle.
Ce rituel des années 1950, vise à prier pour le succès des jeunes cadres du milieu dans leurs activités dans tous les domaines et leurs lieux de résidence, selon le président du comité de pilotage et rédaction des projets de développement, Kadjossou Fabrice.
« Aujourd’hui, nous observons certains actes des natifs qui ne donnent pas l’image d’antan de ce rituel. Ce comportement qui n’honore pas notre tradition, s’explique par le fait que certains chasseurs ne ramènent plus de gibiers tués à la chasse, au lieu de la pierre sacrée et cela agit contre les principes de cette danse », a déploré M. Kadjossou.
La danse rituelle a été précédée la veille d’une journée de réflexion au cours de laquelle, toutes les couches socioprofessionnelles du canton ont échangé sur les défis actuels que sont l’extrémisme violent, la non-violence et le développement du canton. Un match de football a été disputé. Il a opposé deux formations de Yaka, l’association sportive et les écureuils. L’association sportive de Yaka a remporté le match 5 tirs au but contre 4 aux écureuils, score à la fin du temps réglementaire 1 but partout. ATOP/SG/GKM






