
Niamtougou, 11 juin (ATOP) – Des formateurs des écoles et centres de formation agropastorale des Savanes et de la Kara se forment, du 10 au 13 juin à Baga, sur la réhabilitation des terres dégradées basée sur les techniques endogènes de la gestion intégrée de la fertilité des sols et des plantes fertilisantes.
L’atelier de formation est à l’actif du ministère de l’Environnement et des ressources forestières (MERF) avec l’appui technique et financier du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Gestion durable des terres et des écosystèmes des zones semi-arides du nord-Togo (GDTE-NT) », en sa composante 2 : « Renforcement des investissements durables pour la restauration des terres et des paysages forestiers dégradés et protection de la biodiversité dans les grands espaces agro-sylvo-pastoraux au Nord du Togo ». Le but de la rencontre est de renforcer les capacités de ces formateurs pour une Gestion durable des terres (GDT) et des forêts (GDF).
Les participants, à travers des travaux pratiques, vont apprendre des bonnes pratiques basées sur la fabrication des biofertilisants liquides, des bio-intrants (appichi et bokashi) et du compostage traditionnel. Ils seront éclairés sur l’agriculture biologique et l’agroécologie durable ; la défense et la restauration des sols pour une lutte biologique, agronomique et physique, ainsi que sur les arbres fertilitaires et l’agroforesterie, via une culture en couloir et le système Taungya.
Le directeur régional de l’environnement et des ressources forestières de la Kara, Lt-Col, Akounda Bada, a indiqué que les retombées de cette formation vont contribuer à l’atteinte des objectifs de la feuille de route gouvernementale dont l’ambition est d’augmenter la couverture végétale de 26%, en reboisant un milliard d’arbres d’ici 2030. Il a invité les participants à tirer profit des échanges pour actualiser leurs connaissances en matière de gestion durable des sols et servir de relais dans leurs communautés respectives.
Le Cdt Kpabéba Madjouliba, spécialiste en GDTE-NT, a rappelé qu’une étude menée par le MERF sur la dégradation des terres a révélé que les régions de la Kara et des Savanes sont les plus touchées par ces dégradations. En insistant sur la nécessité de renverser la tendance par la mise en œuvre de ce projet, il a rassuré que les techniques endogènes comme l’introduction des plantes fertilisantes (le Mucuna, le Cajanus cajan) jouent un rôle important dans la régénération des sols et l’enrichissement naturel des terres pour renforcer la résilience des écosystèmes fragilisés.
« Les actions du projet permettront de restaurer 22 000 hectares de terres agricoles et 17 000 hectares de pâturages fortement dégradés. Il prévoit également la réhabilitation de 37 000 hectares de terres agro-sylvo-pastorales, y compris les corridors écologiques. Enfin, il contribuera à améliorer la gestion de 210 450 hectares d’aires protégées », a expliqué M. Kpabéba.
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