
Lomé, 9 sept (ATOP) – Les enseignants du secondaire général et technique participent du 9 au 11 septembre à Lomé, à un atelier de renforcement des capacités sur l’utilisation des outils pédagogiques de l’éducation à la lutte contre la corruption.
La rencontre est organisée par la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA). Elle s’inscrit dans le cadre du projet d’intégration de l’éducation à la lutte contre la corruption dans les curricula d’enseignement et de formation au Togo. L’objectif est de garantir que les enseignants disposent d’une compréhension harmonisée et approfondie du phénomène de la corruption, ses causes, manifestations et conséquences sur la société.
Pendant trois jours, les participants seront formés sur divers modules pédagogiques conçus par la HAPLUCIA pour introduire la thématique de la lutte contre la corruption en classe, de manière ludique, interactive et accessible aux élèves. Ils seront également sensibilisés sur le cadre juridique et institutionnel de la lutte contre la corruption au Togo, afin d’assurer une parfaite cohérence entre les contenus pédagogiques et les dispositions légales en vigueur. Cette formation va également constituer un cadre d’échanges interactifs, permettant aux enseignants de poser des questions, et d’identifier les meilleures approches pédagogiques pour vulgariser les valeurs d’éthique et d’intégrité auprès des élèves.
Le président de la HAPLUCIA, Aba Kimelabalou a rappelé que la corruption est un phénomène complexe qui prend racine dans les comportements et les mentalités dès le plus jeune âge. Il a insisté sur la nécessité d’une éducation aux valeurs d’intégrité, de responsabilité et de civisme, en mettant l’accent sur le rôle fondamental des enseignants dans cette mission.
« À travers vos leçons, vos méthodes, vos exemples, et vos compétents, vous inculquez aux enfants, non seulement la connaissance, mais aussi le sens du juste, du vrai et du bien. Vous êtes appelés à éveiller en eux le refus du favoritisme, de la fraude et de la compromission et à leur donner l’amour de la vérité, de l’effort et du mérite », a-t-il déclaré. M. Aba a fait savoir que cet atelier confirme le rôle crucial de l’éducation dans la construction d’une société plus juste, plus éthique et plus résiliente face à la corruption. « Former les jeunes à la droiture et au mérite, c’est bâtir dès aujourd’hui un avenir où la corruption n’aura plus de place dans notre société. C’est cet héritage que nous devons assumer et transmette aux générations futures. Éduquer nos enfants à la droiture, à la probité et aux rejets des pratiques corrompues, c’est répondre à un commandement divin et œuvrer concrètement pour l’avènement d’une société togolaise juste et intègre », a conclu M. Aba.
ATOP/AO/SED






