
Lomé, 13 jan. (ATOP) – Le gouvernement togolais a vivement réagi au drame survenu le 11 janvier à l’Ecole primaire publique de Dodomé, dans la commune Golfe 3, où un enseignant a trouvé la mort à la suite d’actes de violences perpétrés lors d’un match de football.
Dans un communiqué conjoint, le ministre de la Sécurité, le colonel Calixte Batossie Madjoulba, la ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, et le garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits humains, Pacôme Yawovi Adjourouvi, ont informé l’opinion publique des circonstances de ce drame et exprimé la position ferme du gouvernement.
Selon les autorités, les faits se sont produits lorsque de jeunes individus ont tenté d’accéder au terrain de jeu en escaladant les murs de l’établissement, malgré l’ouverture du portail principal. Interpellés par l’enseignant, assisté du gardien des lieux, afin de faire respecter les règles d’accès et de sécurité propres au milieu scolaire, ces individus ont réagi par une violente agression, lançant des pierres et divers projectiles.
Grièvement atteint à la tête, l’enseignant a été évacué vers une formation sanitaire où il a malheureusement succombé de ses blessures. Un agent de sécurité a également été blessé au cours de ces incidents.
Saisie de l’affaire, la justice togolaise, sur instruction du Procureur de la République près le tribunal de Lomé, a ouvert une enquête ayant conduit à l’interpellation de neuf suspects âgés de 16 à 19 ans, actuellement placés en garde à vue. Les enquêtes se poursuivent afin de situer toutes les responsabilités.
Face à cette tragédie, le gouvernement a condamné avec la plus grande fermeté ces actes de violences qualifiés d’inacceptables en milieu scolaire. Il a présenté ses condoléances attristées à la famille de l’enseignant décédé, exprimé sa solidarité à la communauté éducative et souhaité un prompt rétablissement à l’agent de sécurité blessé.
Les ministres ont rappelé que les établissements scolaires sont des espaces protégés et ont appelé les populations, en particulier les jeunes, à la responsabilité, au civisme et au strict respect des règles. Ils ont enfin insisté sur l’obligation de déclarer toute activité ouverte au public auprès des services de sécurité territorialement compétents afin de garantir un encadrement sécuritaire adéquat.
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