Lomé, 10 août (ATOP) – La 4ème édition de la journée africaine de l’enregistrement des faits d’état civil et d’établissement des statistiques de l’état civil a été lancée le mardi 10 août à Lomé.
Observée chaque 10 août, cette journée a pour but de sensibiliser l’opinion nationale sur l’importance de l’enregistrement des faits d’état civil, notamment les naissances, mariages et décès. La célébration de cette année est placée sous le thème « Leadership pour un service essentiel : construire des systèmes d’enregistrement et de statistique de l’état civil résilient en Afrique qui fournissent des services innovants intégrés et décentralisés pour la période post -Covid19 ». Elle est organisée au Togo par le ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et du Développement des territoires avec l’appui technique et financier de l’UNFPA, l’UNICEF, la GIZ, le PNUD l’Union Européenne et Plan Togo.
Prévue pour deux jours, cette édition sera consacrée au partage du contenu du rapport du comité technique sur l’état civil. Au terme des assises, les participants dont les délégués des partenaires, des ministères de la Justice, de la Santé, des Droits de l’Homme, des chefs d’état civil et des maires auront à prendre des résolutions dont la mise en œuvre permettra de moderniser le système de l’état civil togolais.
Quatre communications sont inscrites au programme. Il s’agit de «Diagnostique du système de l’état civil au Togo » ; «Contribution des partenaires techniques (PNUD, UNICEF, GIZ) à l’enregistrement des faits d’état civil au Togo » ; « Importance des audiences foraines dans l’enregistrement des faits d’état civil au Togo » et « Partage d’expériences sur l’enregistrement des faits d’état civil au Togo : exemple des communes Lac1 et Ogou1 ».
Donnant le ton des activités de la célébration, le directeur de cabinet du ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et du Développement des territoires, Bakai Baoubadi Robert a reconnu qu’au Togo, des efforts sont faits par le gouvernement en ce qui concerne l’enregistrement des faits d’état civil et d’établissement des statistiques de l’état civil mais le défi reste majeur au niveau des communes. Il a émis le vœu que cette rencontre soit le début d’une grande révolution dans les mairies surtout en cette période de Covid-19 où il est important d’éviter au maximum les contacts physiques.
Quant au représentant de la représentante résidente de l’UNICEF au Togo, Mohamed El Béchir, il a relevé l’importance que revêt la disposition de l’acte de naissance dans la vie des citoyens notamment des enfants. « L’acte de naissance est un document essentiel pour que tous les enfants puissent avoir une nationalité, compléter leur scolarité, éviter le risque d’apatridie et espérer une protection contre la violence et l’exploitation », a-t-il souligné. M. El Béchir a aussi indiqué qu’au Togo, selon l’enquête par Grappe à indicateurs Multiples (MICS), entre 2010 et 2017, le taux d’enregistrement des naissances a augmenté de 78% à 82,9% pour les enfants inférieurs à 5 ans et de 76% à 79, 2% pour les enfants moins d’un an. Selon lui, « avec cette tendance, le pays est sur la bonne voie vers la couverture universelle des inférieurs de 1an. (MICS 2010-2017).
Instituée en 2018 par l’Union Africaine, la journée africaine de l’enregistrement des faits d’état civil est à sa 3ème édition au Togo.
ATOP/MG/OAF






