
Tchamba, 25 juil. (ATOP) – Depuis plusieurs années, le Togo et des partenaires internationaux se sont lancés dans une grande lutte environnementale pour restaurer son paysage forestier afin de combattre efficacement les effets du changement climatique et d’aider les populations vulnérables à être résilientes. Dans le cadre de la campagne nationale de reboisement 2025 lancée le 1er juin dernier, le Togo a reçu le soutien de l’Allemagne et du Luxembourg à travers le projet mondial Forest4 Future (F4F) mis en œuvre par la GIZ pour la restauration des forêts communautaires des cantons de Alibi 1, Bago, Goubi et Koussountou dans la préfecture de Tchamba.
Dans un entretien accordé à l’ATOP le vendredi 25 juillet, le technicien chargé de la mise en œuvre de la subvention FFF/FAO et expert F4F/DFS, Lidaou Pignozi donne quelques détails.
Activités du projet
M.Lidaou a fait savoir que le projet s’inscrit dans les engagements du Togo pour la restauration des paysages forestiers, en appui à l’initiative AFR100, au Bonn challenge et à la déclaration de New York sur les forêts. Il a indiqué que le projet prévoit la mise en terre de près de 41000 forestiers sur 245 ha et 5 km de galeries forestières durant cette campagne. Ceci, d’après lui, permettra de renforcer la régénération naturelle et améliorer la gestion forestière dans ces 4 localités. Ces activités seront réalisées avec les comités de gestion forestière, les communautés bénéficiaires et les autorités locales.
Une approche adaptée aux réalités du terrain
A en croire l’expert, chaque site de reboisement bénéficie d’une approche adaptée à ses réalités. Ainsi, il y aura un enrichissement intensif à Alibi 1, le reboisement des bordures des champs à Bago, Goubi et Koussountou, la restauration des affluents du fleuve mono au sein des forêts communautaires de de Goubi et de Koussountou. Avec cette approche, M. Lidaou est convaincu que l’impact sera plus grand et durable. « Cela est nécessaire pour la résilience des populations, car au Togo, malgré la situation alarmante en matière d’environnement, il faut savoir que la valorisation des arbres et des forêts occupe environ 15% des activités économiques », a-t-il souligné.
Pour l’expert, la réussite de ce projet et des autres initiatives dans le domaine contribuera à l’atteinte de l’objectif AFR100 Togo qui est de restaurer 1,4 millions d’ha avec 1 milliards d’arbres d’ici 2030. « Restaurer les forêts va au-delà de planter, c’est garantir la survie des générations futures », a-t-il conclu.
AFR100 est un partenariat international entre plus de 30 pays africains engagés à restaurer 100 millions de terres dégradées d’ici 2023. Bonn challenge (défi de Bonn) est un effort mondial de reboisement de terres dégradées qui visait dans un premier temps à restaurer 150 millions d’hectares entre 2011 et 2020 et maintenant prévoit 350 millions d’hectares à l’horizon 2030. Adoptée en 2014, la déclaration de New York sur les forêts est une déclaration politique qui regroupe des gouvernements, des entreprises et la société civile, y compris les peuples autochtones, dont l’objectif est de réduire les pertes forestières et d’y mettre fin au plus tard en 2030. Le Togo a adhéré à toutes ces initiatives.
ATOP/JK/MEK






