
Kara, 16 juil. (ATOP) – Une centaine de professionnels des médias nationaux et étrangers couvrent les luttes traditionnelles Evala, édition 2024, en pays Kabyè. Certains se sont exprimés à notre micro pour dire le type de papiers qu’ils proposent à leur rédaction, les images, les actions, les faits et actions qui retiennent l’attention des lecteurs, auditeurs et téléspectateurs.
« Dans le cadre des Evala 2024 en dehors de la couverture des empoignades, nous proposons des dossiers pour accompagner les sujets que nous envoyons à la chaine. Depuis l’ouverture officielle des luttes par le chef de l’Etat nous avons déjà envoyé une dizaine de sujets officiels qui sont les luttes et en dehors de ces sujets nous avons réalisé des dossiers qui ont été déjà diffusés. En outre, des sociétés nous ont contacté pour des publi-reportages », a confié Ekué Sallah, journaliste à TVT.
M. Badabadi Essobéyéyi est rédacteur en chef du Journal « La Symphonie ». Pour lui, la couverture de son organe c’est de dire au public « les cantons qui se rencontrent, quels sont les lutteurs et les coalitions de lutteurs qui ont gagné cette année dans les différents cantons en donnant les vrais résultats ». Il recherche également les différents angles de traitement pour mieux expliquer aux lecteurs ces luttes initiatiques.
Yves Agamon, caméraman à la Télévision Espoir 47 estime que la priorité c’est les lutteurs même si l’arrivée et le départ du président sont tout aussi importants. « Le travail, c’est d’abord de prendre l’arrivée et le départ du président de la République, mais la priorité même ce sont les luttes, quand les lutteurs rentrent dans les arènes, c’est de pouvoir chasser les bonnes images qui pourront peut-être permettre aux téléspectateurs de vraiment apprécier la lutte en pays Kabyè ».
« Sur les terrains de lutte, nous recherchons les photos des autorités et en premier, celles du chef de l’Etat surtout les photos qui expriment leurs émotions. Les images des empoignades retiennent également notre attention et nous voulons également photographier et filmer les actions insolites », a laissé entendre, Larbik Bibobe, Photo-cameraman à la radio Motaog Dapaong.
M. Faustin Lagbaï, journaliste à Togo Presse, dit qu’il envoie à sa rédaction, de façon traditionnelle, les papiers sur les luttes telles qu’elles se passent sur les différents terrains avec les scores. « Au-delà de ça nous décrivons aussi l’ambiance qui prévaut dans les arènes et autours des arènes », a-t-il ajouté. L’autre aspect évoqué c’est l’animation particulière que cela suscite et le côté commercial. « Il y a les grandes sociétés qui arrivent, qui profitent pour animer les stands, qui profitent aussi pour faire la publicité de leurs produits donc ces genres de choses nous couvrons aussi pour relever le côté festif de l’évènement », a-t-il précisé. Le journal propose enfin des dossiers pour mieux expliquer cette manifestation culturelle du peuple Kabyè.
Pour M. Paul Sakpala, caméraman à la TVT, les images les plus importantes à immortaliser sont les belles actions des lutteurs. « Lorsque les lutteurs soulèvent leurs adversaires c’est des images que nous ne voulons pas rater. Nos caméras recherchent également les images de terrassement et celles exprimant la cohésion sociale entre les lutteurs. Nous voulons également capter les danses et chants des supporters et des actions insolites dans et en dehors des arènes de lutte sans oublier bien sûr les images du président de la République naturellement »
« Les consignes reçues sont de photographier et filmer toutes les actions parce qu’on ne sait pas celles qui constitueront après des angles de traitement pour les journalistes. C’est pourquoi tous les détails de l’évènement nous captivent. Par exemple filmer les gens qui sont sous les pots de Tchoukoutou en train de boire, causer en mangeant de la viande de porc, et les déguisements des danseurs, sont entre autres, des images attirantes qu’il faut présenter au monde entier », a fait savoir M. Pekemsi Badibalaki de Vigas Médias.
ATO/MEK/KYA






