
Lomé, 26 fév. (ATOP)–La ministre de la Communication, des Médias et de la Culture, Mme Yawa Kouigan, cheffe de la délégation togolaise au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) a été reçue en audience le lundi 22 février 2025 par le Premier ministre du Burkina Faso, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.
La coopération et l’intégration culturelle étaient au menu des discussions. Mme Kouigan a indiqué que cette audience a été pour elle l’occasion de lui adresser les fraternelles salutations de son homologue togolais, Mme Victoire Tomégah-Dogbé, Premier Ministre, cheffe du gouvernement. Elle a prié le Premier ministre du Faso d’être porteur des fraternelles salutations du Président de la République togolaise, Faure Essozimna Gnassingbé à son frère et homologue le Capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso ».
La ministre Kouigan a précisé que cette rencontre s’est réjouie des convergences de vues sur l’importance de la chose culturelle du Togo au Burkina, en passant par le Mali, le Sénégal, le Niger, en bref toute la région de l’Afrique de l’ouest mais également de tout le continent. «Par les temps qui sont les nôtres aujourd’hui, il est de plus en plus évident et nous l’avons réitéré avec beaucoup de conviction, que c’est sur le socle culturel que nous pouvons bâtir l’épanouissement, le développement, la prise de conscience et le progrès de notre continent et que c’est sur ce socle que nous africains nous pouvons venir valablement au rendez-vous de l’universel. Nous sommes venus au FESPACO mais en réalité nous sommes venus à la maison. Ceux qui ont quitté Bamako sont venus à la maison à Ouagadougou, il en est de même pour nous ; Lomé et Ouagadougou c’est la même maison. Nous avons réaffirmé le fait qu’il était impressionnant de voir que, autant le cinéma que de façon générale la culture, n’attendent pas que des accords bilatéraux, multilatéraux soient signés mais nos cinéastes, nos créateurs, vivent la chose et donc c’est tout naturellement qu’ils sont amenés à fraterniser comme nous avons trouvé ici de la fraternité», a poursuivi la ministre
Mme Kouigan a saisi cette opportunité pour réitérer à son homologue le ministre Gilbert Ouédraogo en charge de la culture du Burkina Faso à quel point elle a été agréablement touchée et profondément impressionnée par toutes les commodités, toute l’amitié, toute la fraternité qu’il a déroulées devant elle et toutes les équipes du FESPACO, toute l’organisation. «Nous nous sommes vraiment sentis à la maison et, nous sommes plus que décidés à saisir toutes les autres occasions ou trouver des prétextes pour venir au Burkina Faso, on n’attendra pas que le FESPACO soit organisé. C’est une boutade pour dire à quel point le plus important actuellement pour nos États c’est de vivre naturellement la fraternité, la solidarité qui sont des socles sur lesquels nos sociétés ancestrales se sont bâties et qui sont des repères que nous devons reconvoquer aujourd’hui à l’heure où il est question du réveil de l’Afrique, à l’heure où il est question de réaffirmer nos identités culturelles ainsi que cela transparaît dans le thème de cette édition du FESPACO», a-t-elle confié.
La ministre togolaise en charge de la culture félicité tout le peuple frère et ami du Burkina Faso. «Toute notre admiration pour la féerie et le rêve qu’il nous a été donné de voir à l’occasion de ce festival du cinéma et de l’audiovisuel ici, et vous dire que nous sommes impatients de revenir ; merci ainsi que cela a été dit. Des films sont en compétition ; le Togo est venu avec une cinquantaine d’acteurs du monde du cinéma ; nous avons quelques productions qui sont en compétition, nous souhaitons que le meilleur gagne, nous souhaitons bonne chance à tout le monde et en tout état de cause, c’est toujours l’Afrique qui gagne lorsque le cinéma africain se retrouve à Ouagadougou», a conclu Mme Kouigan
Les ministres Burkinabé, malien, nigérien, tchadien et sénégalais en charge de la culture ont également pris part à cette audience. ATOP/TD (source: Radio Kara)






