
Lomé, 8 avr. (ATOP)- L’équipe féminine du lycée technique d’Adidogomé a remporté la coupe du tournoi de la journée internationale des droits des femmes observée le 8 mars en battant en finale, le vendredi 7 avril sur terrain du lycée technique d’Adidogomé, le CEG d’Awatamé par 4 tirs au but contre 3. A la fin du temps réglementaire le score était vierge.
Cette compétition démarrée le 8 mars dernier a pour thème, « Le harcèlement sexuel en milieu scolaire et les dérives comportementales de la jeunesse ». Elle a bénéficié de l’appui financier de l’ONG « Alafia » qui intervient dans la protection des femmes, la santé et le développement.
Cette finale de 20 mn x 2 âprement disputée par les deux équipes n’a pas connu de but en ce sens que les défenseurs n’ont pas donné de répit aux attaquantes. Au début des hostilités, ce sont les filles d’Awatamé qui prennent d’assaut le camp de leurs adversaires. Agbémadon Mèvis, la maitresse à jouer de l’équipe d’Awatamé, a souvent semé les joueuses de lycée technique sans pour autant passer la dernière ligne défensive. La domination a alterné d’une équipe à l’autre. Les filles d’Adidogomé, dans une de leurs descentes dans le camp d’Awagomé, avaient l’ouverture du score au bout des souliers mais la capitaine Adam Fadilatou à la 19e mn qui a repris un ballon mal dégagé par la gardienne d’Awatamé a tiré à côté alors que les poteaux étaient vides. C’est l’épreuve des tirs au but que le lycée technique a tiré son épingle du jeu.
En levée de rideau, les garçons du lycée technique d’Adidogomé, dans une rencontre de 30mn x 2, ont dominé leurs homologues d’IFAD Bâtiment par 3-1. Les buts du Lycée technique ont été inscrits par Séblé Herman (12e mn), Gnatchao Magnime (18e) et Fiafounou Kodjo. Midy Béni (50e mn) a réduit le score pour IFAD.
Les filles du Lycée technique d’Adidogomé ont reçu des mains de la secrétaire d’Alafia, Mme Olympio Caroline, une coupe, deux ballons et une enveloppe financière. L’équipe finaliste a bénéficié d’un ballon et d’une enveloppe financière. Le lycée d’Adidogomé 2 classé 3e est reparti également avec un ballon et une enveloppe financière.
Le promoteur du tournoi, Tsogonnin Olivier, enseignant d’éducation physique et sportive, a exprimé sa gratitude à la directrice d’Alafia, Mme Tatey Berthe pour son soutien financier et invité d’autres bonnes volontés à lui emboiter le pas pour la promotion du football féminin.
Avant la finale, M. Moglo a entretenu les élèves sur le thème du tournoi. Il a défini le harcèlement sexuel comme « des avances sexuelles indésirables, les demandes de faveurs sexuelles et autre contact verbal ou physique de nature sexuelle qui crée un environnement hostile ou offensant. Forcer quelqu’un à faire quelque chose qu’il ne veut pas : des invitations répétitives ».
Le chargé de programmes a relevé les faits suivant comme les manifestations du harcèlement sexuel : fixer quelqu’un du regard de façon inappropriée ; montrer ou envoyer (y compris en ligne) des photos, des dessins ou d’autres images non souhaitées à caractère sexuel ; exiger des caresses, des rencontres et des faveurs sexuelles et toucher quelqu’un par les seins ou les fesses. Il a précisé que lorsque toutes ces stratégies ne marchent pas, on entre dans les agressions : les violences verbales, physiques et morales.
D’après les données disponibles (UNICEF, 2004 ; N’DOUR, 2006), les violences d’élèves à élèves sont plus fréquentes. Il s’agit souvent des garçons des classes supérieures qui intimident les filles des classes inferieures. Cependant le personnel enseignant est aussi très souvent identifié comme auteur de ces violences sur les filles. Comme solution il conseille la dénonciation.
ATOP/TD/AJA






