
Lomé, 9 juin (ATOP) – La Cour des comptes (CdC) a démarré le mardi 9 juin à Lomé, un atelier de sensibilisation sur les missions, méthodes et travaux des organes de contrôle ainsi que sur sa stratégie genre 2026-2028 à l’endroit des acteurs clés de la gestion des finances publiques.
Cet atelier de trois jours s’intègre dans la mise en œuvre des activités du plan de travail et budget annuel (PTBA) 2026 du cadre de concertation des organes de contrôle des finances publiques. Subdivisé en trois sessions, il regroupe une diversité d’acteurs de la gestion des finances publiques, notamment des membres des organes de contrôle, des ordonnateurs, responsables de programmes, des points focaux genre des ministères et collectivités territoriales. Des maires, secrétaires généraux de mairie, des représentants des préfectures et gouvernorat ainsi que ceux des associations de la société civile œuvrant pour la transparence budgétaire et l’équité genre.
L’objectif est de renforcer la culture de contrôle et de responsabilité dans la gestion des ressources publiques et d’instaurer un cadre de dialogue constructif entre organes de contrôle, gestionnaires publics et société civile.
Au premier jour, les participants du Grand Lomé ont suivi la présentation des missions, méthodes et travaux de la Cour des comptes, de l’Inspection générale d’Etat (IGE), l’Inspection générale des finances (IGF) et de la Direction nationale du contrôle financier (DNCF). Ils ont été entretenus sur la stratégie genre de la CdC. A travers cette stratégie, la Cour entend consolider les acquis et capitaliser ses atouts afin de combler les insuffisances constatées. Ses axes sont le renforcement des capacités et la promotion d’une gouvernance interne sensible au genre, l’intégration de l’approche genre dans les audits et les budgets publics, la consolidation de la collaboration et des partenariats en faveur de l’égalité de genre et la promotion du suivi, l’évaluation, la communication et la transparence en matière d’égalité genre.
Les parties prenantes ont exhorté la CdC à vulgariser les textes fondamentaux des organes de contrôle et à poursuivre la sensibilisation des acteurs intervenant dans la gestion des affaires publiques. Elles ont émis le vœu qu’un dispositif interne de contrôle soit mis en place au sein des structures.
Le secrétaire général de la CdC, Hétsu Fiaty a fait savoir que la gestion rigoureuse est un pilier essentiel pour le développement économique du Togo. Il a évoqué trois points clés favorables au développement durable : « la responsabilité collective ; la transparence et l’intégrité ; l’innovation et l’adaptation dans un monde en constante évolution ». Le secrétaire général a invité tous les acteurs impliqués dans la gestion des finances publiques à s’approprier les bonnes pratiques en vue d’une bonne gouvernance.
ATOP/BV/GKM






