
Lomé, 9 mai (ATOP) – Un atelier national sur les bonnes pratiques et les opportunités pour l’amélioration des mesures de Gestion intégrée des risques des inondations et de la sécheresse (GIRIS) et d’Adaptation au changement climatique (ACC) dans le Bassin de la Volta (BV) au Togo se tient du 8 au 10 mai à Lomé.
Cette rencontre est organisée par le ministère de l’Eau et de l’Hydraulique villageoise. Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Volta Flood and Drought Management » (VFDM), en français « Intégrer la gestion des inondations, de la sécheresse et de l’alerte précoce pour l’adaptation au changement climatique dans le bassin de la Volta ».
Son objectif est de renforcer la résilience au changement climatique à travers la valorisation des bonnes pratiques et des opportunités de GIRIS ainsi que d’ACC dans le Bassin de la Volta. Il s’agit aussi de discuter et affiner les pistes de dissémination, d’approfondir et compléter les bonnes pratiques et les opportunités de GIRIS et l’ACC dans la portion nationale du BV au Togo. Cette démarche sera associée avec les rôles et responsabilités des parties prenantes et l’identification des actions pour une implication effective des communautés locales dans la mise en œuvre des mesures à long terme de GIRIS et d’ACC aux niveaux local, national et à l’échelle transfrontière.
Trois thèmes seront développés au cours des travaux. Il s’agit notamment de « les bonnes pratiques de GIRIS dans la portion nationale du bassin de la Volta au Togo et pistes de dissémination »; « les opportunités pour l’amélioration des mesures de GIRIS et d’ACC dans la portion nationale du bassin de la Volta au Togo et les pistes de dissémination » et « le cadre d’actions pour l’implication des communautés locales dans la mise en œuvre des mesures à long terme de GIRIS et d’ACC au Togo ».
Le directeur de cabinet du ministre en charge de l’Eau, Affo Boni Adjama a indiqué que le Togo comme la plupart des pays du monde, subit les effets néfastes des changements climatiques qui s’extériorisent par la désertification qui s’étend au détriment de la verdure des forêts, l’instabilité des saisons et l’irrégularité des pluies et la perturbation des activités agricoles réduisant souvent leur rendement, occasionnant l’érosion côtière, les inondations et toutes sortes de risques de catastrophes difficiles à prévoir. Le directeur, Affo Boni Adjama a salué l’opportunité de ce projet VFDM qui vient à point nommé pour trouver des solutions aux problèmes des inondations et de la sécheresse dans le bassin de la Volta. Il a exhorté l’assistance à participer pleinement et avec assiduité aux divers travaux de cet atelier dont l’importance ne fait l’ombre d’aucun doute.
Le chargé régional de projets/GWP-AO, Téblékou Maxime a déclaré que cet atelier fait partie des dernières activités du projet VFDM qui vise à renforcer les capacités d’adaptation au changement climatique à travers la valorisation des bonnes pratiques de gestion intégrée des inondations et de la sécheresse et de l’adaptation au changement climatique dans le bassin de la Volta. Il a relevé que les bonnes pratiques déjà identifiées et soumises à la valorisation sont, entre autres, la protection et le reboisement des berges ; l’apparition de certaines plantes, fleurs ou oiseaux.
Le projet (VFDM) est financé par le Fonds d’adaptation (FA) et mis en œuvre par l’Organisation météorologique mondiale (OMM), l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV) et « Global water paetnership west Africa» (GWP-AO), en français le Partenariat mondial de l’Eau en Afrique de l’Ouest, et les institutions nationales compétentes des Etats membres de l’ABV. Il a débuté en juin 2019 et prendra fin en juin 2024. Il a pour objectif d’aider les six pays du bassin de la Volta, notamment le Mali, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Ghana et le Togo, à mettre en œuvre des actions coordonnées et conjointes pour améliorer leur Système d’alerte précoce (SAP) et leurs plans de gestion au niveau régional, national et local.
ATOP/SED/MG






