Sokodé, 8 sept. (ATOP) – Un atelier de formation des membres des Comités de gestion et des commissions de surveillance de cinq Organisations de producteurs forestiers et agricoles (OPFA) sur la gouvernance et les outils de gestion d’une coopérative a démarré, le jeudi 8 septembre à Sokodé, dans la commune de Tchaoudjo 1.
Cet atelier de deux jours est organisé par le Réseau national des femmes agricultrices du Togo (RENAFAT). Il réunit trente femmes issues des comités de gestion et des commissions de surveillance de cinq OPFA, venus de Sokodé, Bassar, Adéta, Dapaong et Togblécopé. Il est une composante de son projet « Appui au renforcement des moyens de production et de fonctionnement des OPFA, membres du RENAFAT, dans le cadre du Mécanisme forêts et paysans FFF au Togo ». Ce projet est accompagné par le Fonds des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), à travers la Coordination des Organisations paysannes et des producteurs agricoles du Togo (CTOP).
Cet atelier entend renforcer les capacités des élus des cinq OPFA bénéficiaires afin de contribuer à rendre leurs organisations beaucoup plus professionnelles à travers une gestion efficace. Il permettra d’améliorer la gouvernance des OPFA, d’outiller davantage les élus sur les fonctions et le fonctionnement d’une société coopérative et sur la mise en place des outils de gestion administrative et comptable efficaces.
Les participants seront éclairés à travers des thèmes sur les fonctions et le fonctionnement administratif d’une société coopérative. Ils seront instruits également sur les stratégies de markéting et de communication ainsi que sur les procédures de gestion administrative et financière d’une entreprise coopérative.
Le 2è adjoint au maire de la commune de Tchaoudjo1, Ouro-Bang’na Bouwèï a exhorté les élus à s’approprier et à mettre en œuvre les outils de gestion administrative et comptable efficaces pour que leurs sociétés coopératives soient crédibles aux yeux des différents partenaires. « Ce faisant vous allez pouvoir assoir également des coopératives beaucoup plus compétitives sur le marché, capables de sortir les femmes agricultrices de leur état de précarité », a-t-il ajouté.
Le représentant du directeur régional de l’Agriculture, de l’Elevage et du Développement Rural, Koussoune Yao-Kounalè, a souligné que la bonne gouvernance, c’est-à-dire, la gestion transparente est nécessaire pour qu’une coopérative vive durablement. Pour lui, pour que la gestion au sein des coopératives soit transparente au point de satisfaire tous les membres coopérateurs, il importe que ceux-ci soient outillés sur certaines thématiques telles que la gestion administrative, la gestion financière, et la gouvernance elle-même.
La présidente nationale du RENAFAT, Mme Agbèrè Bariétou a fait savoir que ces coopératives, une fois bien formées sur leurs fonction et fonctionnement ainsi que sur les outils de gestion administrative et financière seront compétitives sur le terrain et pourront également se contrôler. Et d’ajouter « les partenaires auront également confiance d’abord au réseau et ensuite à ses sociétés coopératives membres parce qu’elles sont bien gérées ».
ATOP/MEK/AJA






