
Lomé, 29 oct. (ATOP)- Les membres de la Cellule focale genre et de la Cellule chargée de l’étude diagnostique genre de la Haute Autorité de Régulation de la Communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) ont renforcé leurs capacités, les 26 et 27 octobre à Lomé, sur la budgétisation sensible au genre et la conduite d’une étude diagnostique genre institutionnelle.
Cette session vise à permettre aux participants de maîtriser les concepts fondamentaux de l’approche genre, de s’approprier la méthodologie de réalisation d’un diagnostic genre et de disposer des outils nécessaires à l’élaboration d’une stratégie genre assortie d’un plan d’action opérationnel.
En ouvrant les travaux au nom du président de la HARC, le membre de l’institution et président de la Cellule chargée de l’étude diagnostique genre, Kasséré Pierre Sabi, a souligné l’importance de cette initiative pour l’amélioration de la gouvernance institutionnelle et la promotion de l’égalité et de l’équité entre les femmes et les hommes. « L’égalité et l’équité genre ne sauraient être de simples principes d’intention. Elles doivent se traduire dans nos choix, nos pratiques, nos politiques et surtout dans la programmation et l’allocation de nos ressources », a-t-il déclaré.
Selon M. Kasséré Pierre Sabi, la mise en place des deux cellules traduit la volonté de la HARC de se doter d’une stratégie genre adaptée à ses missions, à son organisation et à son fonctionnement. Il a toutefois relevé que cet engagement nécessite des compétences appropriées, des outils adéquats et une démarche méthodique pour identifier les inégalités, en analyser les causes et proposer des solutions concrètes et mesurables.
Les communications ont été animées par Amé Mme Mawusé Hoafa, point focal national en budgétisation sensible au genre. Elles ont porté sur trois principaux axes ; les concepts fondamentaux du genre et leur intégration dans la gestion institutionnelle, la méthodologie du diagnostic genre et les étapes d’élaboration d’une stratégie genre accompagnée d’un plan d’action.
Le premier module a permis aux participants d’approfondir leurs connaissances sur les notions de genre, d’égalité, d’équité, de discrimination et de stéréotypes. Les échanges ont également mis en évidence l’importance de la budgétisation sensible au genre, qui consiste à prendre en compte les besoins spécifiques des femmes et des hommes dans la planification, l’allocation et le suivi des ressources.
Le deuxième module a été consacré à la réalisation du diagnostic genre institutionnel. Les participants ont été outillés sur les techniques de collecte et d’analyse des données, l’identification des disparités entre les femmes et les hommes, ainsi que la recherche des facteurs à l’origine de ces inégalités et de leurs effets sur le fonctionnement de l’institution. Cette démarche doit permettre à la HARC de mieux cerner sa situation et de définir des mesures adaptées à ses réalités.
Le dernier volet a porté sur l’élaboration d’une stratégie genre et de son plan d’action opérationnel. Les participants ont été familiarisés avec les étapes permettant de transformer les résultats du diagnostic en orientations stratégiques, en objectifs mesurables et en activités concrètes. L’accent a été mis sur la définition d’indicateurs de suivi, la répartition des responsabilités, la fixation des échéances et la mobilisation des ressources financières nécessaires à la mise en œuvre des actions.
Les travaux, marqués par des communications, des échanges et des exercices pratiques, ont permis aux membres des deux cellules de se familiariser avec une démarche commune et les outils méthodologiques nécessaires à l’accomplissement de leurs missions.
A travers cette initiative, la HARC entend renforcer la prise en compte de l’approche genre dans ses politiques, ses pratiques administratives et sa gestion budgétaire, en vue de promouvoir davantage l’égalité et l’équité au sein de l’institution.
ATOP/MG/Source, service de presse / HARC






