
Lomé, 24 juil. (ATOP) – Le Projet d’appui à l’insertion socioprofessionnelle des personnes handicapées au Togo (PAISPHT) a atteint un taux d’exécution physique de 80 %, avec des avancées significatives dans la formation, l’installation des bénéficiaires et l’amélioration de leur accès aux services. C’est ce qu’a indiqué le coordonnateur du projet, Tchèdjiko Noël Komadan, au cours d’une conférence de presse le vendredi 24 juillet à Lomé.
Le point de presse consacré à l’état d’avancement, aux impacts, aux défis et aux perspectives de cette initiative a été présidé par le ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’enfance, Mme Moni Sankaredja-Sinandja.

D’après le coordonnateur, le PAISPHT a été conçu pour favoriser l’autonomisation économique des personnes handicapées, à travers la mise en apprentissage, l’installation des bénéficiaires ayant achevé leur formation, la construction de rampes d’accès dans les centres d’examen de fin d’apprentissage et l’acquisition de technologies d’assistance, notamment des fauteuils roulants, des tricycles, des béquilles et des cannes blanches. Il est financé par l’Etat togolais à hauteur de 895 255 000 F CFA.
Initialement prévu pour une durée de trois ans, le projet a été prolongé d’une année supplémentaire en raison de retards dans la mobilisation des ressources financières. Cette extension permettra de poursuivre les activités jusqu’en 2027 et de combler les écarts constatés dans sa mise en œuvre.
Des résultats encourageants
De septembre 2023 à juin 2026, le projet a permis de mettre en apprentissage 576 personnes handicapées sur toute l’étendue du territoire. Cette performance a été rendue possible grâce à la réorientation de certaines activités de sensibilisation et de formation vers le financement de l’apprentissage des bénéficiaires. 515 bénéficiaires sur 750 ayant achevé leur formation ont déjà reçu des kits d’installation et sur le plan accessibilité, 80 rampes d’accès ont été construites dans les centres d’examen, sur les 100 prévues. S’agissant des technologies d’assistance, 303 équipements ont été acquis et distribués sur un objectif de 700. Les acquisitions restantes sont programmées pour la fin de l’année 2026 et au cours de l’année 2027.
Défis et perspectives

Au démarrage du projet, 5.423 personnes handicapées avaient été identifiées comme bénéficiaires potentielles, alors que les ressources disponibles ne permettent de prendre en charge qu’environ 800 personnes. Cette situation, fait savoir M. Komadan, laisse un nombre important de personnes encore en attente d’un accompagnement. L’installation des 235 bénéficiaires restants, l’acquisition de près de 400 technologies d’assistance supplémentaires, ainsi que la construction des 20 dernières rampes d’accès sont les prochaines étapes à franchir.
Le coordonnateur a relevé que la réussite d’un programme d’insertion socioprofessionnelle des personnes handicapées repose sur une forte implication des communautés locales. « A cet effet, la formation et l’implication de formateurs endogènes au sein des communes se sont révélées déterminantes pour assurer un suivi de proximité des bénéficiaires et garantir la pérennité des acquis », a-t-il précisé.
La ministre des Solidarités a rappelé que le projet se veut un instrument stratégique pour transformer les défis en opportunités et bâtir un avenir où l’inclusion devient un moteur de progrès collectif. « Il est donc essentiel de poursuivre les efforts engagés et de consolider les synergies entre les différents acteurs intervenant dans le domaine de l’inclusion sociale », a ajouté Mme Moni Sankaredja-Sinandja.
Au Togo, les personnes en situation de handicap sont estimées à 1.023.270, y compris les personnes atteintes d’albinisme et celles de petite taille.
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