Lomé, 4 mars (ATOP) – Un atelier national d’information et de formation sur l’interdiction des armes nucléaires au Togo réunit les 4 et 5 mars à Lomé, des acteurs étatiques et des organisations de la société civile intervenant dans le domaine de la paix, du désarmement et des droits de l’Homme au Togo.
Cette rencontre nationale est à l’actif de la ligue internationale de femmes pour la paix et la liberté – groupe Togo avec le soutien de ICAN (International Campaign to Abolish Weapons – Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires). Elle s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale de sensibilisation sur l’interdiction des armes nucléaires.
L’objectif de cet atelier est de sensibiliser les acteurs sur le traité sur l’interdiction des armes nucléaires ainsi que sur les conséquences de leur utilisation non contrôlée, afin de susciter en eux une volonté d’initier des actions de plaidoyer. Il s’agira aussi d’amener les acteurs nationaux à constituer une coalition, qui devra réfléchir sur ce qui retarde le Togo à passer à l’acte de ratification de ce traité malgré sa signature par le Togo depuis le 20 septembre 2017. A termes, cette rencontre entend mobiliser les participants pour l’élaboration d’une déclaration à soumettre au gouvernement togolais dans le but de le convaincre à ratifier ce traité.
Trois modules devront meubler ces assises. Le premier a trait au « Traité sur l’Interdiction des armes nucléaires (TIAN) : présentation, défis et opportunités », le second au « Rôle et responsabilités des acteurs étatiques et de la société civile dans la lutte contre la prolifération des armes nucléaires et leur utilisation non sécurisée ». Le dernier module sera consacré aux « Techniques de rédaction d’un plaidoyer ».
Ouvrant les travaux, le représentant du président de la Commission nationale de lutte contre les armes légères au Togo, El Hadj Adam Bonfoh a salué la tenue de cette rencontre et félicité la Ligue internationale de femmes pour la paix et la liberté – groupe Togo pour cette initiative en faveur de la paix dans le monde en général et au Togo en particulier. « La Commission est honorée que ce soit une organisation féminine qui soit porteuse de cette mission de promotion de la paix au Togo. Nous avons la ferme certitude que votre contribution sera utile dans la démarche entreprise déjà par le Togo pour la ratification du traité », a ajouté M. Bonfoh.
Selon la représentante du directeur du Centre régional des nations unies pour la paix et le désarmement en Afrique (UNREC), Passa Kabiya épse Tchoukouli, cette initiative de la Ligue internationale de femmes pour la paix et la liberté – groupe Togo corrobore la contribution du genre féminin à cette lutte commune pour le désarmement et la paix durable sur « l’unique et fragile » planète qui abrite notre humanité. Elle a réitéré la disponibilité de son institution à l’accompagner.
Selon la présidente de la Ligue internationale de femmes pour la paix et la liberté – groupe Togo, Mme Idrissou Traoré épse Djobo, l’objectif de la campagne est d’amener les Etats à adhérer aux différents instruments internationaux relatifs à la mise au point, l’essai, la production, le stockage, l’utilisation et à la menace d’utilisation d’armes nucléaires. Elle a indiqué que sa structure œuvre pour la promotion de la paix, la non-violence, la justice et le désarmement. ATOP/AR/BV






