Lomé, 15 Sept. (ATOP) – Dans la banlieue nord-est de Lomé, les jeunes filles, élèves, du quartier Attiégou s’adonnent à des activités génératrices de revenus pendant ces vacances. Parmi celles-ci, le commerce des arachides fraîches, préparées ou torréfiées.
Nadia, 16 ans, est élève en classe de 1ère D. Plat de 35cm, débordant d’arachides dans de petits bols et plats, sur la tête, sceau en main, elle sillonne les rues du quartier Attiégou chaque jour. Lorsqu’un potentiel acheteur l’appelle, c’est avec empressement qu’elle va déposer, devant celui-ci son sceau et se fait décharger sa marchandise qu’elle pose sur le sceau, pour vendre. Elle a commencé ce petit commerce après la proclamation des résultats du BAC1. C’est une activité qu’elle exerce depuis la classe de 3e. Elle la mène pendant les vacances pour éviter de rester oisive ou de faire de mauvaises compagnies.
A 9 heure, Adjovi, 12 ans, svelte, teint noir, future collégienne a déjà étalé sa marchandise dans un plat en aluminium de 40cm de diamètre posé sur une table à la devanture de leur habitation. Elle fait ce petit commerce pour s’occuper avant la rentrée scolaire. Elle explique qu’elle veut exercer une activité saine. Cela lui permet d’apprendre à faire de petites économies.
J’achète le bol à 1000 F CFA. Après la vente, j’ai souvent un bénéfice de 500 F CFA. Moi je vends en détail.
Des parents et clients apprécient ces initiatives à l’instar de la mère de Adjovi. Ce que ma fille fait lui permet d’apprendre à tenir un petit commerce pendant les moments difficiles si éventuellement elle ne trouve rien à faire après ses études.
Mawuéna, menuisier dans son atelier, crayon dans les cheveux, marteau et clou en mains, apprécie l’esprit entreprenant de ces jeunes filles. Il est client fidèle de Adjovi. Je trouve que c’est une bonne chose que ces filles font avec la vente des arachides. Ça les éloigne de certains amusements inutiles. Cela les forme aussi pour demain. Plus tard, elles peuvent être indépendantes sans problèmes.
Plus loin de là, une revendeuse à la criée alerte le quartier “mi yo dévi azigbo toa’’ (c’est-à-dire littéralement, appelez l’enfant d’arachides). C’est Jeanne qui fait son marketing, avec sa marchandise (d’arachides sur la tête), pour trouver des acheteurs.
Ces adolescentes, malgré la rareté des clients et la fatigue, s’arment de courage afin d’atteindre leurs objectifs.
ATOP/BA






