
Kpalimé, 1er août (ATOP) – Les Reines-Mères du Grand Kloto ont pris part, le jeudi 31 juillet à Kpalimé, à une conférence-débat sur le thème : « La femme africaine d’antan et la femme africaine d’aujourd’hui : entre continuité et transformation » à l’occasion de la 51e Journée internationale de la femme africaine.
Cette rencontre marque l’apothéose d’un programme de trois jours, porté par la GIZ à travers son projet ‘’Dezɔ’’, dédié à la participation, à l’égalité et à l’équité de genre au Togo. Elle est organisée en partenariat avec le ministère de l’Action sociale, de la Solidarité et de la Promotion de femme. L’événement a rassemblé une soixantaine de Reines Mères, chefs traditionnels, points focaux genre, représentants des actions sociales et membres des communautés locales.
L’objectif est de valoriser le rôle historique et contemporain des Reines Mères dans la gouvernance traditionnelle et la cohésion sociale, tout en mettant en lumière les défis auxquels elles sont confrontées.
Le maire de Kloto 1, Winny Dogbatsè a salué l’initiative et rappelé l’importance des figures féminines traditionnelles dans la société et le rôle qu’incarnent aujourd’hui, les femmes dans les plus hautes sphères administratives.
Pour Dany Claire Nkurikiye, cheffe projet ‘’Dezɔ’’, cette célébration est une opportunité de renforcer le leadership féminin à travers des figures souvent discrètes mais influentes. « Les Reines Mères assurent la cohésion sociale, règlent les conflits et préservent les valeurs communautaires. C’est en renforçant leur leadership qu’on garantit une meilleure représentativité des femmes dans le processus de décision », a-t-elle indiqué.
En prélude à cette conférence, des séances de sensibilisation communautaire ont été organisées les 29 et 30 juillet dans quatre localités du Grand Kloto : Kpalimé, Agou, Danyi et Kpélé. Conduites des Reines Mères, les équipes sont composées d’agents de santé et d’état civil. Les sensibilisations ont été portées sur l’importance de l’établissement des actes d’état civil, notamment les actes de naissance et de mariages civils.
Le développement local durable ne peut se faire sans les femmes, et encore moins sans celles qui, depuis toujours, veillent à la cohésion des communautés : les Reines Mères.
ATOP/ER/AYH/DHK






