
Tsévié, 16 mars (ATOP) – L’Association des femmes contre la pauvreté (AFCP) a célébré en différé la journée internationale des droits de la femme, le dimanche 15 mars à Tsévié. L’événement a été marqué par une séance de sensibilisation autour du thème « Droits, justice et actions pour toutes les femmes et toutes les jeunes filles ».
Cette rencontre qui a mobilisé environ 200 femmes membres de l’association, vise à leur permettre de mieux comprendre leurs droits et les opportunités existantes pour leur autonomisation.
La manifestation a été marquée par des échanges entre les participantes et les députées de la circonscription de Zio, à savoir Mmes Gbegbe Eugénie et Nomagnon Akossiwa. Ces parlementaires ont entretenu les participantes sur les droits fondamentaux des femmes, notamment le droit à la justice, à l’éducation, à la santé, à l’équité sociale et à la participation à la vie politique.
Mme Gbegbe Eugénie a exhorté les femmes à mieux connaître et défendre leurs droits, notamment le droit à l’héritage, qui doit être garanti aussi bien aux filles qu’aux garçons. Elle a également encouragé les participantes à s’engager dans les programmes d’alphabétisation, soulignant que l’éducation n’a pas d’âge. Mme Gbegbe a invité les femmes à fréquenter régulièrement les structures sanitaires, notamment pour les consultations prénatales, à pratiquer des activités physiques pour leur bien-être et à célébrer leur mariage civil afin de jouir pleinement de leurs droits matrimoniaux.
De son côté, Mme Nomagnon Akossiwa a invité les femmes à considérer la journée internationale des droits des femmes comme une occasion de faire le bilan des progrès réalisés dans leur autonomisation et d’identifier les défis à relever. Elle a également mis en avant les réformes engagées par l’Assemblée nationale pour renforcer l’égalité et l’équité entre les hommes et les femmes. Parmi celles-ci, figure la révision du Code des personnes et de la famille, qui a introduit une meilleure protection contre les violences conjugales, l’égalité dans la gestion des biens familiaux ainsi que des dispositions facilitant l’accès des femmes à la justice.
Les échanges ont été ponctués de questions sur des situations de VBG vécues, notamment sur les droits successoraux. Des éclaircissements ont été apportés, permettant aux participantes de mieux s’approprier leurs droits et les voies de recours.
La présidente de l’AFCP, Mme Ahlidja Essi a salué les efforts du gouvernement en faveur de la promotion économique des femmes, notamment à travers le Fonds national de la finance inclusive (FNFI), qui appuie plusieurs femmes de son association. Toutefois, elle a relevé que certaines femmes de l’association ne disposent pas de pièces d’identité, ce qui limite leur accès à certains produits de la finance inclusive. Elle a formulé une doléance auprès des députées pour l’organisation d’une opération foraine d’établissement de pièces d’identité afin de faciliter l’accès de ces femmes aux services financiers.
ATOP /AM/MD






