
Lomé, 26 fév. (ATOP) – Le ministère en charge de la Promotion de la Femme a organisé, le lundi 26 février à Lomé, une rencontre d’information et d’échanges en prélude à la célébration de la Journée internationale de la femme (JIF) le 8 mars prochain.
L’édition 2024 de la JIF a pour thème international « Investir en faveur des femmes : accélérer le rythme » et national « Investir en faveur des femmes : renforcer l’inclusion financière et la représentation des femmes à la vie publique et politique ». L’objectif de la journée est de mettre en lumière les différentes initiatives en matière de l’autonomisation économique des femmes et de promotion de l’égalité au Togo. Il s’agit aussi de sensibiliser tous les acteurs sur l’importance des investissements en faveur de l’égalité et d’approfondir les réflexions sur les enjeux de la participation des femmes à la vie publique et politique.
La rencontre a réuni des représentants des départements ministériels, des organisations de la société civile (OSC) et des Partenaires techniques et financiers (PTF). Elle a permis de présenter le bilan des activités de la célébration précédente et d’échanger pour permettre aux différents acteurs d’être au niveau d’information afin de pouvoir orienter leurs activités. Il s’agit aussi de dévoiler les activités au programme de la présente édition.
Outre la présentation du bilan de l’édition 2023, par la directrice du genre et des droits de la femme, Mme Kpemsi Abidé épouse Kombaté, la rencontre a été aussi meublée par une communication sur la « Participation de la femme à la vie publique et politique : ce qu’il faut savoir ». Cette dernière a été faite par l’experte genre/éducation et citoyenneté, Dr Adandogou-Agounke Kékéli Jeannine.
Mme Kpemsi a indiqué que la célébration de 2023 a été marquée par un message radio-télévisé de la ministre de l’Action sociale, une journée d’information, entre autres. Lors de l’apothéose qui s’est tenue à Kara dans la préfecture de la Kozah, du matériel a été offert au centre informatif de la femme de la localité et des prix d’excellence académique à 60 meilleures filles au BACII dont 13 à Kara. En termes de difficultés, elle a évoqué l’insuffisance de ressources financières.
Pour sa part, Mme Adandogou-Agounke, a relevé que « Notre réflexion a pour objectif de démontrer que nous avons un cadre juridique évolutif, qui permet aux femmes de prendre des dispositions pour l’effectivité de ces droits-là. Il y a le niveau de quotas des 30 % exigés par les Nations Unies que nous avons réussi à avoir, mais la parité, qui est l’ouverture que le chef de l’Etat a donnée aux femmes, demeure une dynamique qu’elles doivent exploiter pour se positionner ». L’oratrice affirme que dans l’administration, le nombre de femmes aux postes de décision reste encore limité tandis qu’au niveau des représentations politiques et des institutions, des avancées ont été constatées, mais les femmes peuvent encore avoir davantage de postes. Mme Adandogou-Agounke a indiqué que pour l’atteinte de la parité, les femmes doivent d’abord travailler pour acquérir des compétences. « Les femmes doivent obtenir comme les hommes les mêmes diplômes et disposer des mêmes compétences, afin de bénéficier de certaines nominations, non pas simplement par discrimination positive, mais parce qu’elles ont réellement des dispositions pour pouvoir assumer et assurer les postes pour lesquels elles sont en train de faire les demandes », a-t-elle ajouté. L’intervenante a ensuite recommandé aux femmes le militantisme dans les associations et partis politiques pour pouvoir bénéficier des formations et des renforcements de capacités afin d’avoir un mental fort, des dispositions psychologiques et un engagement ferme pour pouvoir travailler aux côtés des hommes dans la gestion de la cité.
Le secrétaire général du ministère en charge de l’Action sociale, Bileba N’Gemebib s’est félicité de ces échanges qui ont permis de réfléchir sur les actions menées afin de relever les forces et faiblesses pour réorienter les interventions pour mieux faire valoir les droits de la femme.
La directrice générale genre et promotion de la femme, Mme Gnans Bénédicte a également pris part à cette activité.
ATOP/SED/MEK






