Lomé, 12 oct. (ATOP) – Le Collectif des femmes de l’enseignement technique, de la formation et de l’insertion professionnelle (COFETFIP) a sensibilisé, le samedi 10 octobre à Lomé, des jeunes filles admises à l’examen du Brevet d’étude de premier cycle (BEPC) ainsi que celles des classes de 4ème sur « Quelle orientation scolaires pour un avenir prometteur et serein ?».
Cette séance de sensibilisation s’inscrit dans le cadre de la 9ème journée internationale de la fille, célébrée chaque 11 octobre. Elle a permis d’informer ces jeunes filles sur les différentes filières industrielles (électricité d’équipement, génie civile, électrotechnique, froid climatisation etc…) et les opportunités qu’elles offrent en termes de débouchés. Cette rencontre a aussi servi d’occasion pour les membres du COFETFIP de discuter avec ces dernières, des préjugés et des clivages socio-culturels qui freinent leur élan, afin de leur permettre de les démystifier pour pouvoir entreprendre les filières de leur choix. Bref, il s’agit pour COFETFIP de participer à l’équilibre des deux sexes dans toutes les filières, en amenant les filles à choisir les filières industrielles où les écarts sont de plus en plus remarquables.
Le COFETFIP a également saisi cette opportunité pour conscientiser les jeunes filles sur l’existence de la pandémie du coronavirus (COVID-19) et la nécessité de respecter les mesures barrières, entre autres, le lavage régulier des mains, le port obligatoire de masques et le respect de la distanciation sociale.
Le thème retenu pour cette séance de sensibilisation a été conjointement développé par Mme Agbodji Dovi Adjo, chef travaux au Lycée d’enseignement technique et professionnel (LETP) d’Attiégou, professeur de génie civil (F4) et Mme Azi Amah Amélie, professeur et chef d’atelier en F2 (électronique) au LETP de Lomé. Elles ont éclairé les participantes sur le bien-fondé de faire le choix des filières industrielles et les avantages dans la vie socio-professionnelle. Elles ont fait comprendre aux jeunes filles qu’elles sont capables d’embrasser les filières jadis réservées aux hommes. « Avec les filières industrielles, le nanti peut enseigner, être recruter par une entreprise ou être à son propre compte, ou encore cumuler son travail en entreprise et l’enseignement», ont-elles ajouté.
En prélude à cette sensibilisation sur l’orientation scolaire, la présidente du COFETFIP, Mme Collette Adzonyoh a échangé avec les filles sur le thème de la journée internationale de la fille : « Ma voix, l’égalité pour notre avenir ». Pour elle, le premier obstacle qui empêche la fille ou la femme de se faire entendre ou de s’affirmer est la timidité, à laquelle s’ajoute le manque de confiance en soi. « Pour surmonter cela, la fille ou la femme doit désormais prendre son destin en main, tout en étant déterminée, persévérante, dynamique, objective et s’armer d’une volonté inébranlable. », a conclu la président.
Par ailleurs, dans le cadre des activités de lutte contre la COVID-19, le COFETFIP a fait don le 18 août dernier, de cinq dispositifs de lavage des mains destinés au LETP d’Adidogomé, au LETP d’Aného Glidji, au Centre régional d’enseignement technique et formation professionnel (CRETFP) région Maritime, au Centre de formation technique et professionnelle de Gamé et au LETP d’Attiégou.
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