
Lomé, 26 nov. (ATOP) – Le ministère de l’Action sociale, de la Solidarité et de la Promotion de la femme, en collaboration avec l’UNICEF et Plan international Togo, a organisé, le lundi 25 novembre à Lomé, une table ronde axée sur la situation des enfants au Togo, projection 2050 et sur la situation des enfants dans le monde.
Cette activité entre dans la célébration de la journée mondiale de l’enfant, édition 2024, placée sous thème « Avançons dans l’inclusion : tenons les petites mains ». Elle a réuni, entre autres, les agences du système des Nations unies, des représentations diplomatiques et des organisations de la société civile nationale et internationale.
Ces assises ont permis de réfléchir sur les problématiques d’actualités, les effets négatifs du numérique sur le bien-être des enfants, les violences et abus divers dont ils sont victimes au quotidien. Il s’est agi pour les acteurs concernés de s’unir pour une synergie d’actions afin de relever les défis présents et émergents, pour une amélioration substantielle du système de protection des enfants au Togo.
La rencontre a été marquée par la présentation du rapport sur la situation des enfants dans le monde 2024. Intitulé « L’avenir de l’enfance dans un monde en mutation », ce rapport a été présenté par le directeur général de la protection de l’enfance au ministère en charge de l’Action sociale, Dr Kandalé Kondoh. Ce rapport souligne que les enfants, bien qu’étant les moins responsables des changements globaux, subissent les impacts les plus lourds.
Il ressort de son exposé que pour la projection 2050, dans le domaine de la santé, on note une amélioration des taux de survie des nouveau-nés. Le taux de survie des nouveau-nés dans le monde devrait augmenter de près de 4% par rapport aux années 2000 et s’élever à plus de 98%.
Au niveau de l’éducation : « 97% des enfants devraient achever au moins l’enseignement primaire et 77% au moins le deuxième cycle de l’enseignement secondaire ». Par contre, les inégalités de genre devraient occuper une place moins prééminente dans le monde que connaitront les enfants dans les 2050.
En ce qui concerne la situation de vulnérabilité notamment en 2020, plusieurs élèves ont subi des sanctions disciplinaires, voire des arrestations à cause des vidéos virales de « sextape » qui ont été tournées et diffusées sur les réseaux sociaux. Ceci témoigne à suffisance les conséquences dévastatrices du mauvais usage de l’internet sur l’éducation, la santé ainsi que la vie et la survie des enfants.
La ministre de l’Action sociale, de la Solidarité et de la Promotion de la femme, Prof. Kossiwa Zinsou-Klassou, a indiqué que loin de se satisfaire des progrès réalisés, il est important de chercher à atteindre des meilleures performances en termes de protection des droits de l’enfant, ce qui n’exclut pas de rappeler également à l’enfant ses devoirs. « Le gouvernement ne ménagera aucun effort pour poursuivre inexorablement avec vous, l’exploitation des voies et moyens appropriés pour l’édification d’un Togo où les enfants vivent, grandissent et se développent dans des conditions qui répondent à leurs besoins spécifiques », a-t-elle réitéré. Prof. Zinsou-Klassou demande aux enfants d’abandonner les comportements qui contribueraient à nuire leur avenir.
Le représentant résident par intérim de l’UNICEF au Togo, Dr Isselmou Ould Boukhary, a souligné qu’au Togo, des progrès notables ont été réalisés ces dernières années grâce à des initiatives visionnaires et des partenariats solides. Il a salué les efforts du gouvernement en faveur de l’accès de chaque enfant à une éducation inclusive de qualité. « Le Togo a, entre 2020 et 2024, augmenté de 52% le budget alloué au secteur de l’éducation primaire et secondaire », a-t-il relevé. Dr. Ould Boukhary a appelé toutes les parties prenantes à se joindre à cet effort collectif.
Le représentant de la représentante résidente de Plan-Togo, M. Alexis Akawilou Lemou a réitère l’engagement de sa structure à œuvrer avec le gouvernement, l’UNICEF et les autres organisations de la société civile pour l’atteindre de l’objectif commun celui de la protection des enfants et de la réalisation effective de leurs droits.
La rencontre a connu aussi la participation de la coordinatrice du système des nations unies au Togo, Mme Coumba Sow, de la représentante de l’UNFPA au Togo, Dr. Edwige Adékambi-Domingo et du secrétaire général de la préfecture du Golfe, Lébénin Djagbavi.
ATOP/TGB/BA/KYA






