
Lomé, 08 juin (ATOP) – Le ministère en charge de la Santé et collaboration avec l’Alliance pour le contrôle du tabac en Afrique (ACTA) a organisé en différé la journée mondiale sans tabac, le mercredi 07 juin à Lomé, sous le thème, « Cultivons des aliments, pas du tabac ».
Organisée chaque 31 mai, cette journée mondiale sans tabac a réuni les membres du comité national de lutte contre le tabac, les membres du comité ad’hoc multi acteurs de réflexion sur la stratégie de lutte contre les fléaux sociaux et les professionnels des médias pour échanger sur le thème de la journée et les stratégies à mener.
La journée a permis aux acteurs de lutte contre cette le tabagisme de rappeler l’importance de protéger la jeunesse contre la consommation du tabac et ont mis en lumière les actions entreprises par le gouvernement togolais dans le cadre de cette lutte.
Le lancement de cette journée a été marquée par la présentation des membres du Comité national de lutte contre le tabac (CNLT), mis en place en avril dernier et présidé par le secrétaire général du ministère en charge de la Santé. La ligne verte de la croix bleue « Allo 80009595 », a été présenté aux participants. Il s’agit d’un numéro vert sur lequel l’on peut saisir les membres de l’ONG sur des questions de santé relatives à l’addiction des substances psychoactives, la dépendance à drogue, la cigarette en vue de leur sevrage.
Les activités de la journée vont se poursuivre par des séances de sensibilisations sur le terrain et à travers les médias, à Lomé et à l’intérieur du pays. La ligne verte est également ouverte à la population pour solliciter l’assistance médicale en vue d’un accompagnement adéquat pour les personnes addictes aux substances psychoactives.
Le secrétaire général du ministère en charge de la Santé, Dr. Kokou Wotobé a donné les statistiques de l’OMS qui montrent que 3,2 millions d’hectares de terres fertiles sont consacrés à la culture du tabac, avec 349 millions de personnes, dans 79 pays. Il a indiqué que la culture du tabac crée des problèmes de santé chez les cultivateurs et leurs employés et entraîne des pertes irréversibles de ressources précieuses telles que sources d’eau, forêts, plantes et espèces animales. Le secrétaire général a précisé que bien que le Togo ne soit un pays producteur de tabac, il subit les impacts négatifs de cette culture dans le quotidien. Il a invité tous les acteurs à agir maintenant pour renverser cette tendance destructrice, notamment mettre fin aux subventions à la culture du tabac, investir plus dans des cultures vivrières alternatives et donner aux agriculteurs la possibilité de gagner plus et de participer activement à la lutte contre la faim et la malnutrition. Il a déclaré que le gouvernement s’est engagé à travailler en étroite collaboration avec des partenaires nationaux et internationaux pour renforcer le cadre législatif et réglementaire en matière de lutte contre le tabagisme.
Le directeur exécutif de l’ACTA, Léonce Sessou a rappelé l’arsenal juridique dont dispose le Togo en matière de lutte contre le tabac. Il s’agit la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac et la mise en place des mesures concrètes pour protéger la population, notamment des textes juridiques strictes régissant la publicité, la promotion et la vente de produits du tabac.
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