
Kpalimé, 11 juil. (ATOP) – La 4è édition du Kpalimé international film festival music (KIFFMU), a démarré le jeudi 10 juillet dans la localité.
Placée sous le thème de « L’association des talents du monde pour que l’Afrique se raconte au niveau international », cette édition marque une nouvelle étape dans l’internationalisation du festival. Ce rendez-vous culturel ambitionne de faire du Grand Kloto une destination incontournable du cinéma, de la musique, du tourisme et du patrimoine en Afrique. Durant quatre jours, projections de 46 films provenant de 16 pays, dont la Belgique, la France et la Guadeloupe, concerts, ateliers de formation, tables rondes et excursions touristiques rythmeront la manifestation. « Au-delà des projections, le KIFFMU entend contribuer au développement de l’industrie cinématographique togolaise.

A l’ouverture, le film long métrage « SIFA », du réalisateur et producteur togolais Joël Tchédré a été projeté. Ce film aborde avec sensibilité la problématique du foncier, l’une des principales sources de contentieux au Togo, à travers le regard d’une jeune fille qui ose défier les traditions pour défendre les droits liés à la terre. Tourné à Badou, au cœur de la principale zone de production de cacao du pays, le film met en lumière une réalité encore peu explorée au cinéma.
« Ce n’est pas un film de sensibilisation au sens classique, mais une œuvre qui interpelle sur l’accaparement des terres, le rôle des femmes face aux questions foncières et les pesanteurs socioculturelles », a expliqué Joël Tchédré. Soulignant la difficulté d’organiser des événements culturels d’envergure en dehors de la capitale, le cinéaste a appelé les autorités à soutenir davantage cette initiative.
Former une nouvelle génération de cinéastes
Le président du festival, Fiator Enyonam Folly-Kossi, a rappelé que l’accompagnement des jeunes constitue l’une des priorités de l’événement. « Depuis plus d’une dizaine d’années, nous organisons des ateliers, des festivals et des rencontres afin d’offrir aux jeunes, notamment ceux qui ne disposent pas de moyens, des opportunités d’intégrer le 7è art. Le cinéma est un secteur coûteux qui nécessite solidarité, transmission des compétences et collaboration », a-t-il déclaré.
M. Folly-Kossi a lancé un appel aux autorités, aux collectivités territoriales, aux entreprises, aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux cadres du Grand Kloto afin qu’ils s’approprient ce projet culturel. Il a invité également les populations à participer massivement aux différentes activités. « Le festival vient vers vous. C’est à votre tour d’aller à sa rencontre », a insisté le président du festival, convaincu que l’avenir du KIFFMU dépendra de l’adhésion collective.
« En réunissant le cinéma, la musique, le tourisme, le patrimoine et les autres expressions artistiques, le KIFFMU porte une ambition qui mérite toute notre attention et tout notre soutien », a affirmé le directeur de cabinet du ministre en charge des Arts, Koffi Bakayota Kpaye. Il a rassuré de l’accompagnement du ministère au développement du festival.
ATOP/AYH/BV/KYA






